Come with me if you want to learn English.

Comment Arnold Schwarzenegger a appris l’anglais

Arnold Schwarzenegger, ssa carrière, son accent, son anglais

I'll be back… or I will be back ?

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


16 January 2017

Connu autant pour son physique que pour son accent, culturiste, acteur (Conan, The Terminator), entrepreneur à succès avant même d’être devenu célèbre, marié à une Kennedy, et devenu gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger sort du commun. Il est certainement une des incarnations du rêve américain. Ayant fini de lire sa biographie en anglais, Total Recall: My Unbelievably True Life Story, cela me semble une bonne occasion de raconter son parcours. Celui-ci est riche en leçons de vie et nous en profiterons pour voir comment il a appris l’anglais pour conquérir l’Amérique.

Un petit village en Autriche

Arnold Schwarzenegger a grandi dans un petit village perdu en Autriche, dans une maison sans eau courante. Les toilettes, c’était la cabane au fond du jardin et, côté salle de bain, il fallait partager l’eau de la baignoire – le puits le plus proche étant à 400 mètres.

Arnold Schwarzenegger enfant

Il grandit dans une famille stricte, avec son père, sa mère et son plus jeune frère. Il a des résultats moyens à l’école.

Ado, il découvre la musculation avec des amis. Ce sport naissant lui permet de s’ouvrir au monde et de gagner en confiance et en autonomie, ainsi que de passer du temps avec des personnes qui deviendront des mentors. Schwarzenegger se prête au jeu, tant et si bien qu’il développe une musculature impressionnante tandis que son père, qu’il admire pourtant beaucoup, voit le culturisme comme une perte de temps.

Le jeune Arnold suit l’actualité du culturisme dans les magazines de l’époque. Les articles sont en anglais et un de ses amis traduit les conseils et les méthodes d’entraînement qui y sont publiés. Le culturisme ou bodybuilding n’en est encore qu’à ses débuts mais les premières compétitions existent déjà et lui permettront de se faire remarquer.

Ce qui distingue sans doute le jeune Arnold à cette époque-là est qu’il a déjà une vision et un modèle de ce qu’il veut accomplir. Il veut partir aux Etats-Unis et il veut faire comme ses idoles : devenir champion de body building et en profiter pour se faire repérer et tourner dans des films. Il voit déjà que sa passion peut lui permettre de réaliser ses rêves.

Il sait ce qu’il veut, tandis que son éducation stricte lui a donné l’autodiscipline nécessaire pour mener ses projets à exécution et atteindre ses buts.

Au passage, une fois qu’il prend un boulot dans la salle de sport où il s’entraîne, il découvre la valeur des séances d’entraînement fractionnées ou split workout :

Being busy helping customers meant that I had no time to train the way I was used to, with an intense four- or five-hour workout each day. So I adopted the idea of training twice a day, two hours before work and two hours from seven to nine in the evening, when business slacked off and only the serious lifters were left. Split workouts seemed like an annoyance at first, but I realized I was onto something when I saw the results: I was concentrating better and recovering faster while grinding out longer and harder sets.

Les séances d’entraînement fractionnées permettent d’en faire plus, plus facilement, avec au final plus de résultats.

C’est un principe qui s’applique directement à l’anglais et aux langues vivantes, où il vaut mieux répartir son travail sur la journée pour apprendre mieux et plus vite.

Schwarzenegger continue à s’entraîner et gagne prix après prix, jusqu’à décrocher le titre de Mr. Univers, à Londres – ce qui lui ouvre la porte pour une carrière aux Etats-Unis.

Le rêve américain

Arnold Schwarzenegger arrive aux Etats-Unis en 1968, en Californie, à Los Angeles, soit en pleine période hippie, et le dépaysement est total.

Il s’inscrit immédiatement à des cours d’anglais à l’université et se fixe pour règle de ne sortir qu’avec des Américaines, afin d’être obligé de travailler son anglais.

Sur place, il est sponsorisé par un magazine, ce qui lui permet de se consacrer au culturisme de manière professionnelle. Il prend une place importante dans les magazines sur le sujet, où de nombreux articles et couvertures lui sont consacrés et où il est présenté comme l’étoile montante de la discipline.

Arnold décroche aussi un premier rôle dans un film à petit budget, Hercules in New York. Son accent étant trop fort pour que les gens le comprennent, il est doublé au montage. Le film ne verra finalement jamais le jour car la boîte de production fait faillite avant la sortie du film.

Tandis que, apparemment, les hardcore bodybuilders (fanatiques du culturisme) sont généralement faignants et cherchent à en faire le moins possible, Arnold veut se rendre utile. Ce désir d’apprendre – apprendre l’anglais, apprendre à vendre, apprendre un nouveau métier – et d’être productif est un motif qui se répète tout au long de sa biographie. Par exemple :

Plus, I was not a lazy bastard. The first thing I told him [Joe Weirder, son sponsor, NDLR] when I got to California was "I don’t want to hang around. I don’t want to take your money for nothing. Give me something to do where I can learn." He had a retail store on Fifth Street in Santa Monica that sold nutritional supplements and weight-lifting equipment. So I asked if I could work there. "I want to help customers," I told him. "It helps me to learn business and practice my English, and I like dealing with people."

Il travaille ainsi dans une boutique, ce qui lui permet de pratiquer son anglais et d’apprendre à vendre. A côté de cela, il débute une entreprise de maçonnerie (bricklaying) avec un ami culturiste, par désir d’être indépendant financièrement quoi qu’il advienne.

De temps à autre, Arnold Schwarzenegger est piégé par son faible niveau d’anglais et son accent à couper au couteau. Il nous raconte :

Becoming fluent in English was still the hardest thing on my to-do list. I envied my photographer friend Artie Zeller, who was the kind of person who could visit Italy for a week with Franco and come back speaking Italian. Not me. I couldn’t believe how difficult learning a new language could be.

Ou ses difficultés avec les contractions en anglais :

"Why do they have to make English so complicated?" There were things that I seemed unable to grasp no matter who explained them to me. Like contractions. Why couldn’t you say "I have" or "I will" rather than "I’ve" and "I’ll"?

Ou encore cette anecdote où il est à deux doigts de se faire virer d’un restaurant parce qu’il insulte la nourriture du chef par accident :

Pronunciations were especially dangerous. As a treat, Artie took me to a Jewish-Hungarian restaurant where the dishes were the same as Austrian food. The owner came to take our order, and I said, "I saw this one thing here on the menu which I like. Give me some of your garbage." "What did you call my food?" "Just bring me some of your garbage." Artie jumped in right away. "He’s from Austria," he explained. "He means the cabbage. He’s used to the cabbage from Austria."

Il progresse néanmoins grâce à ses cours d’anglais. Puis il continue à progresser davantage en apprenant de nouvelles compétences en anglais.

C’est-à-dire qu’Arnold Schwarzenegger a appris à parler anglais en étudiant des sujets qu’il connaissait déjà ou bien sur lesquels il désirait aller plus loin :

[The counselor] put together a little program for me. "Here are eight classes you should take besides English. They’re all business courses. If I were you, I would also take some math. You need to hear the language of math so that when someone says ‘division,’ you know what that means. Or ‘decimal,’ or ‘fraction.’ These are the terms you hear, and you may not understand them." And I said, "You’re absolutely right, I don’t." So I added a math class where we did some decimals and easy algebra, and I started relearning the language of math.

En parallèle, Schwarzy continue à s’entraîner cinq heures par jour et à gagner des prix en bodybuilding.

Arnold Schwarzenegger en 1974

Fort de ses succès, il tente, tel qu’il l’avait prévu, de percer dans le cinéma, comme l’avait fait les idoles de son enfance. Mais lorsqu’il tente de décrocher un agent à Hollywood pour le représenter, l’agent lui dit de but en blanc :

Look, you have an accent that scares people. You have a body that’s too big for movies. You have a name that wouldn’t even fit on a movie poster. Everything about you is too strange.

Il ne se laisse pas décourager pour autant et, de manière ironique, ce seront précisément ces caractéristiques qui feront Arnold Schwarzenegger se démarquer des autres acteurs et l’aideront à créer sa place à Hollywood.

Il débute néanmoins des cours pour réduire son accent, afin de rendre son anglais parlé compréhensible. Cela s’ajoute à ses cours de théâtre, à ses cours à l’université, à son activité d’entrepreneur et à sa préparation pour Mr. Olympia, la plus grande compétition de culturisme.

Ses cours d’accent, il les prend avec Robert Easton, un spécialiste des accents (anglais ou étrangers) qui entraînait les stars d’Hollywood à perdre leur accent ou à imiter des accents régionaux.

Il traîne à l’époque avec la nouvelle génération d’acteurs à Hollywood : Jack Nicholson, Roman Polanski, Dennis Hopper, Peter Fonda… Il n’a pas du tout leur niveau de célébrité mais passer du temps avec ce nouveau cercle social lui permet d’apprendre les ficelles du métier et continue d’aiguiser son appétit.

Le culturisme devient de plus en plus connu, jusqu’à faire la une de magazines grand public et que des documentaires y soient consacrés. Arnold Schwarzenegger est la figure la plus emblématique du sport. Promouvoir le culturisme permet de rendre le sport plus important et plus professionnel, tandis que s’en faire le porte-parole lui permet d’augmenter sa propre célébrité.

Arnold Schwarzenegger et le docu *Pumping Iron*

C’est également la période où la remise en forme (fitness) devient à la mode, avec des personnes telles que Jane Fonda et la naissance de phrases cultes telles que No pain, no gain ou encore Feel the burn.

Le culturisme est passé du stade de sport obscure à celui de culture branchée. Arnold Schwarzenegger passe alors du temps à New York. Il y fait la connaissance de personnes telles que Andy Warhol et y côtoie le gratin new-yorkais. Sa personnalité, son attitude positive et son sens de l’humour, ainsi qu’une capacité à vendre son sport et sa passion sous un jour positif, lui permettent de naviguer ce nouveau monde et de se démarquer au-delà de son physique.

Un documentaire qui lui est consacré, puis un film dans lequel il joue situé dans le monde du culturisme, le rapprochent un peu plus du statut de célébrité, tandis que les compétitions de culturisme sont de plus en plus importantes en taille et en couverture médiatique, et qu’il continue de les remporter.

Il refuse alors les petits rôles au cinéma. A l’inverse de beaucoup d’acteurs qui souhaitent percer, il vise directement les rôles principaux. Il investit tous ses gains en lui, dans son entreprise et dans l’immobilier, ce qui lui permet d’être dans une position solide financièrement. Une fois de plus, Arnold Schwarzenegger a une vision de ce qu’il veut.

You could argue that, no matter what the part, being in front of a camera was always good practice. But I felt that I was born to be a leading man. […] Of course I realized that this sounded crazy to everybody but me. But I believed that the only way you become a leading man is by treating yourself like a leading man and working your ass off. If you don’t believe in yourself, then how will anyone else believe in you?

Hollywood

Son physique et son expérience devant la caméra lui permettent de décrocher le rôle principal sur un projet de film : Conan le Barbare, une nouvelle d’heroic-fantasy publiée à l’origine dans des magazines de série B. Le scénario est à l’origine développé par Oliver Stone, puis repris par John Milius.

Arnold se prépare pour le rôle à de nombreux niveaux : en terme de jeu d’acteur mais aussi et surtout physiquement. Il doit avoir le physique idéal pour le rôle mais aussi apprendre à faire toutes les cascades lui-même car son physique est trop atypique pour utiliser une doublure. Il apprend ainsi à manier une épée, les arts martiaux ou à monter à cheval.

Il fait la promotion du film autant que possible. Arnold Schwarzenegger n’est pas qu’un acteur ou un culturiste, il est aussi un commercial. Tout au long de sa carrière, son acharnement à promouvoir les films dans lesquels il joue contribuera à son succès. Tandis que certains artistes trouvent cela « sale » ou en deçà d’eux, Arnold comprend que ses films ne valent quelque chose que s’ils sont vus par le public. Dans le cas de Conan, les fans de culturisme et les fans de l’œuvre original contribueront au succès du film, en le voyant plusieurs fois et en en parlant autour d’eux.

Le film est un succès et l’amène à être payé 1 million par film, chiffre symbolique qu’il visait et qui fait de lui un des acteurs les mieux payés d’Hollywood.

Il est réaliste sur le fait qu’il ne sera jamais le prochain Dustin Hoffman ou Marlon Brando mais réalise aussi qu’il peut forger sa place à Hollywood en jouant des personnages plus grand que nature (larger-than-life) dans des films d’action.

Cela l’amène à faire la connaissance d’un jeune réalisateur du nom de James Cameron. Le projet ? The Terminator. Le rôle proposé à Arnold est alors celui du héro, tandis que O.J. Simpson est prévu pour jouer le rôle du Terminator. Le projet emballe Schwarzenegger qui trouve le personnage du Terminator très intéressant. Il s’identifie au personnage et explique à James Cameron comment l’acteur devrait se préparer pour le rôle. Il est inspiré en cela par son expérience lors de son service militaire en Autriche et de son entraînement sur Conan.

Le personnage du Terminator fascine tellement Schwarzy que Cameron lui propose le rôle. Arnold refuse d’abord parce que jouer le rôle des bad guys au cinéma est en général perçu comme un suicide : après un tel rôle, vous serez catalogué comme un méchant et ne pourrez plus décrocher d’autres rôles. De plus, il a peur qu’Hollywood percoive cela comme le fait qu’il n’est pas capable de jouer de rôles normaux à cause de son anglais. Il finit néanmoins par accepter, avec pour obligation que son prochain rôle ne soit PAS celui du méchant.

James Cameron et Arnold Schwarzenegger sur le tournage de Terminator – James, t’es sûr que je peux pas dire I will be back?

Petite anecdote : lors du tournage de Terminator, il ne comprend pas pourquoi il doit dire I’ll be back et veut dire, à la place, I will be back. N’ayant pas encore bien compris l’utilisation des contractions en anglais, il insiste, en pensant que ce serait mieux ainsi. Une fois que James Cameron, qui est aussi l’auteur du scénario, se met à lui crier dessus, le débat ne durera pas longtemps. Comme le raconte Schwarzenegger :

The truth was that, even after all these years of speaking English, I still didn’t understand contractions. But the lesson I took away was that writers never change anything. This was not somebody else’s script that Jim was shooting, it was his own. He was even worse than Milius. He was unwilling to change a single apostrophe.

Avec son scénario surprenant, ses effets spéciaux, son mélange d’action et de touches de comédie, Le Terminator fait un carton et confirme que Arnold Schwarzenegger a sa place à Hollywood.

Reps, reps, reps…

Je vous laisse vous tourner vers son autobiographie en anglais pour le reste. Vous y découvrirez comment il a rencontré sa femme (une Kennedy), sa réussite dans les affaires, sa carrière en politique en tant que gouverneur de Californie, ou tout simplement les coulisses du cinéma.

Ce dont j’aimerais vous parler avant de conclure sur sa bio, c’est du concept de reps ou repetitions. C’est sans doute l’idée la plus importante de cet article.

Peu importe que ce soit en musculation, pour jouer le rôle du héro dans les films d’action, ou bien pour préparer un discours en tant que gouverneur, Arnold Schwarzenegger utilise la même recette :

[It’s all about] reps, reps, reps

(Traduction : « Tout est question de répétitions, répétitions, répétitions »)

Ainsi :

  • A sa première salle de sport, ado, il y avait un mur où chacun notait les séries qu’il allait effectuer. Une fois une série effectuée, on la barrait et passait à la suivante.
  • Pour s’entraîner à jouer le Terminator tel une machine, il s’entraînait encore et encore à recharger les yeux fermés, de chaque main, jusqu’à rendre cela automatique.
  • En préparation d’un débat politique télévisé, il s’entraînait, avec son équipe, à répondre à toutes les questions possibles et imaginables. Reps, reps, reps…
  • Pour un discours en face des Nations Unis, il s’entraînait à répéter, répéter et répéter encore son discours, pas moins d’une cinquantaine de fois, pour s’améliorer à chaque itération.

On parle de centaines et centaines, dans certains cas milliers, de répétitions, pour développer et acquérir une compétence. C’est du travail – c’est le travail ! – et c’est ainsi que ça rentre.

C’est la même chose quel que soit le domaine.

Et c’est donc la même chose en anglais. Pour être bon, vous devez passer du temps à pratiquer l’anglais. Et ce temps, vous pouvez le compter en heures, en minutes… Ou aussi en répétitions en gardant en tête, comme Arnold Schwarzenegger, que chaque répétition vous rapproche de votre but. Comme il le dit :

[E]very rep and every set is getting me one step closer to my goal.

Rien ne remplace cela.


Bonus

Pour conclure, quelques infos et suppléments pour accompagner cet biographie d’Arnold Schwarzenegger.

Interview

Histoire de conclure avec de l’audio, vous pouvez retrouver une interview d’Arnold Schwarzenegger sur l’excellent podcast le Tim Ferriss Show. Ça se passe ici :

Bonne écoute.

Citations

Enfin, petit bonus, quelques citations, relevées dans la biographie, que j’ai trouvées intéressantes :

Sur le fait d’écrire ses objectifs :

I always wrote down my goals, like I’d learned to do in the weight-lifting club back in Graz. It wasn’t sufficient just to tell myself something like "My New Year’s resolution is to lose twenty pounds and learn better English and read a little bit more." No. That was only a start. Now I had to make it very specific so that all those fine intentions were not just floating around. I would take out index cards and write that I was going to:

• get twelve more units in college;
• earn enough money to save $5,000;
• work out five hours a day;
• gain seven pounds of solid muscle weight; and
• find an apartment building to buy and move into.

It might seem like I was handcuffing myself by setting such specific goals, but it was actually just the opposite: I found it liberating. Knowing exactly where I wanted to end up freed me totally to improvise how to get there.

Sur son accent et le fait de jouer sur ses différences :

Every time I was on the radio or TV, people became a little more familiar with my accent, the Arnold way of talking, and a little more comfortable and at ease with me. The effect was the opposite of what the Hollywood agents had warned. I was making my size, accent, and funny name into assets instead of peculiarities that put people off. Before long people were able to recognize me without seeing me, just by name or by the sound of my voice.

Sur le fait de développer sa confiance par la répétition :

weight training was a better confidence builder than, say, soccer. In soccer, sometimes you make a good kick and sometimes not, but in weight training, you know when you lift four plates that the next time you will be able to lift four plates. This predictability helped the kids gain confidence quickly.

Sur le fait d’utiliser des modèles et mentors :

When I wanted to know more about business and politics, I used the same approach I did when I wanted to learn about acting: I got to know as many people as I could who were really good at it.

Sur l’ambition et le fait de forger son propre chemin :

"What if I shoot to become one of Hollywood’s top five leading men?" People were always talking about how few performers there are at the top of the ladder, but I was always convinced there was room for one more. I felt that, because there was so little room, people got intimidated and felt more comfortable staying on the bottom of the ladder. But, in fact, the more people that think that, the more crowded the bottom of the ladder becomes! Don’t go where it’s crowded. Go where it’s empty. Even though it’s harder to get there, that’s where you belong and where there’s less competition.

Sur ce que pensent les autres :

I never argued with people who underestimated me. If the accent and the muscles and the movies made people think I was stupid, it worked to my advantage.

Sur le pouvoir des répétitions :

Then, as soon as you were done with the first set, you went to the wall and crossed off the first line so it became an X. All five lines would have to be turned into Xs before that exercise was done. This practice had a huge impact on my motivation. I always had the visual feedback of "Wow, an accomplishment. I did what I said I had to do. Now I will go for the next set, and the next set." Writing out my goals became second nature, and so did the conviction that there are no shortcuts.

Sur l’enfance :

Don’t blame your parents. They’ve done their best for you, and if they’ve left you with problems, those problems are now yours to solve.

Liens

Plus d’infos sur Arnold Schwarzenegger et de quoi pratiquer votre anglais :

Maintenant, lisez ceci :

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Comment Arnold Schwarzenegger a appris l’anglais.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.


De quoi se motiver en 2017

Pourquoi apprendre l’anglais ?

Pourquoi apprendre l'anglais ?

7 raisons de se mettre à la langue de Shakespeare et des Pères fondateurs

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


1 January 2017

La question se pose encore parfois « Pourquoi apprendre l’anglais ? » Apprendre l’anglais prend du temps et c’est utile de savoir pourquoi on fait ce que l’on fait. Nous allons donc voir pourquoi l’anglais est important de nos jours.

Si vous êtes dans une situation où vous vous dites je n’aime pas l’anglais mais où vous avez quand même besoin de l’apprendre, cet article devrait vous aider à recadrer la situation et voir ce que vous avez à y gagner.

L’anglais est la langue internationale

L’anglais est devenue la langue internationale. En plus d’être la langue natale de 339 millions de personnes, c’est aussi la langue étrangère la plus apprise dans le monde. 603 millions de personnes parlent l’anglais en tant que langue étrangère.

L’anglais est ainsi la langue la plus parlée au monde, à un niveau international, avec un total de 942 millions de personnes qui parlent anglais (source : Ethnologue).

On songe évidemment au chinois, parlé par un peu plus d’un milliard de personnes à travers le monde – techniquement plus que l’anglais. La différence de taille est que l’anglais est une langue officielle dans une centaine de pays et enseigné dans des centaines d’autres, alors que le mandarin n’est une langue officielle que dans une petite dizaine de pays et enseigné beaucoup moins.

(Pour info, l’espagnol compte 517 millions de locuteurs. Le francais, 229 millions.)

Pourquoi apprendre l'anglais ? L'anglais est la langue internationale Avec l’anglais, le monde est à vous

Bref, pour communiquer avec l’étranger, l’anglais est la langue numéro 1. Et, à notre époque globalisée, pouvoir échanger avec l’étranger devient vite indispensable.

On peut le déplorer et même vouloir changer cela mais le fait reste accompli. Si vous voulez pouvoir communiquer avec le reste du monde, l’anglais est la langue la plus utile de nos jours.

Le choix de l’anglais comme langue internationale est une question qui mérite son propre édito. La question d’une langue plus neutre et rattachée à aucun pays se pose. Seulement, dans la pratique, l’anglais est justement la langue la plus pratique ! En majorité, les chinois apprennent l’anglais, pas l’espéranto. Rien ne vous empêche d’apprendre une autre langue vivante (nous allons en parler) mais l’anglais est la langue qui vous permettra le plus de choses.

Etre une personne cultivée

Aujourd’hui, ne pas parler anglais, c’est comme de ne pas savoir se servir d’un ordinateur ou ne pas savoir lire et écrire. Ça vous coupe du monde. C’est une forme d’illettrisme.

Ne pas parler anglais vous empêche d’être autonome dans des situations simples de la vie moderne. Que ce soit vérifier une information, apprendre toute votre vie ou pouvoir communiquer avec le reste (97%) de la planète.

Pour info, Wikipédia est cinq fois plus grand en anglais qu’en français et près d’une page sur deux sur le Web est en anglais.

Parler anglais est aussi, selon moi, le meilleur moyen d’apprendre toute sa vie parce que cela permet d’apprendre en anglais – où les opportunités sont plus nombreuses.

Pourquoi apprendre l'anglais ? Pour être une personne cultivée. Image : La Création d'Adam (Michel-Ange) Tant que vous ne parlez pas anglais, vous vous coupez du monde de la connaissance

Alors, certains pourront aussi dire qu’ils s’en fichent et que ça n’a pas d’importance pour eux mais ce serait justement le signe d’un manque d’éducation.

A une autre époque, la priorité aurait été d’apprendre le latin ou le grec. De nos jours, c’est d’apprendre l’anglais. Apprendre le latin ou le grec était réservé à une élite. Aujourd’hui, grâce à Internet, apprendre l’anglais est ouvert à peu près à tous.

Enfin, au-delà de l’anglais et de la connaissance…

Connaître une langue étrangère fait partie d’une bonne éducation. Pourquoi apprendre la musique ? Le dessin ? La géographie ? Pourquoi apprendre l’histoire ? Parce que c’est la bonne chose à faire pour quiconque est un peu curieux du monde, de ce qu’il contient et de sa richesse extraordinaire.

En bonus, apprendre une langue et la maîtriser vous ouvre la porte pour apprendre d’autres langues vivantes, avec de plus en plus d’aise.

Mieux financièrement

Parler une langue étrangère augmente votre salaire. Les estimations sur le sujet varient selon l’étude et le pays. Cela va de 2% aux Etats-Unis (pour une langue étrangère) à 34% en Indes pour l’anglais. Il est raisonnable de situer la France entre les deux.

L’impact sera évidemment proportionnel à l’offre et à la demande et, dans un pays réputé en retard en anglais comme la France, parler couramment anglais peut être un moyen de tirer son épingle du jeu en terme d’employabilité.

Traduction : « Si un homme vide son porte-monnaie dans sa tête, personne ne peut le lui prendre. Un investissement dans la connaissance paye toujours le meilleur taux d’intérêt. »

Mais surtout, à partir d’un certain niveau, la connaissance de l’anglais devient tout simplement obligatoire. C’est ce qui fera la différence entre pouvoir poursuivre votre carrière et l’arrêter. Malheureusement, apprendre l’anglais prend du temps (environ 1 000 heures) et ce n’est pas le genre de chose que l’on prépare à la dernière minute. Ceux qui sont prêts récolteront le fruit de leur travail, tandis que ceux qui ont négligé cette compétence en paieront le prix.

Si vous débutez votre carrière, parler anglais peut vous aider à sortir du lot. Si vous êtes en recherche d’emploi, cela peut être une bonne occasion pour faire de l’anglais en intensif. Dans tous les cas, il y a un moment où ça vous servira.

Au-delà de l’argent même, je vous encourage à voir cela comme le développement d’une compétence ultra-utile. C’est mieux pour votre motivation et ça vous amène à faire les choses pour vous.

Apprendre l’anglais est un investissement en vous. Le temps et l’argent investis vous rapporteront.

Pour innover

L’anglais vous permet de faire des choses plus intéressantes dans votre domaine.

L’innovation scientifique et technologique est publiée avant tout en anglais – qu’il s’agisse de médecine, de biologie ou d’informatique, et j’en passe… L’anglais est la langue du progrès technique.

Si vous désirez être à la pointe du progrès dans votre domaine, vous devez connaître l’anglais.

Pourquoi apprendre l'anglais ? Pour innover. Image : Breaking Bad.

C’est vrai pour importer des connaissances de pays étrangers mais c’est vrai, aussi en sens inverse.

La France est un grand pays d’innovation et parler anglais est indispensable si nous souhaitons exporter notre savoir-faire à travers le monde entier.

Cela s’applique aussi à la culture. La culture française est réputée à travers le monde. Exporter la culture française est quelque chose dont nous pouvons être fiers mais le faire avec un niveau d’anglais en dessous de la moyenne est quelque chose de regrettable. Bien parler anglais est à la portée du premier venu pourvu de bien s’y prendre. Maîtriser l’anglais permet de créer des liens avec les cultures et, plus notre niveau d’anglais est bon, plus ce lien sera fluide.

On peut à juste titre se plaindre que ce soit un travail à sens unique. Les Américains et Britanniques n’ont pas besoin d’apprendre de langue étrangère pour communiquer avec le reste du monde. Mais réfléchissez-y… qui est vraiment gagnant dans l’histoire ? La personne qui parle deux langues ou celle qui n’en parle qu’une ? Ce qui est une contrainte peut être transformé en atout.

C’est amusant !

Si étudier l’anglais n’est pas toujours amusant (et c’est bien ça le problème), s’en servir, en revanche, ouvre la porte à de nombreux divertissements. Si vous vous y prenez bien, l’anglais peut être une source d’amusement constante.

Il y a le plaisir de voyager. Ou celui de rencontrer du monde. Il est toujours dommage de partir à l’autre coin du monde sans pouvoir communiquer. A l’inverse, il est tout aussi triste de se restreindre à rester en France quand on a envie d’aller plus loin mais que l’on craint la barrière de la langue.

Pour moi, c’est avant tout apprendre ! Je fais partie de ces personnes qui trouvent qu’apprendre est agréable.

Lire en anglais est un autre exemple. Bien trop de livres, essais comme fiction, ne sortent en français que plus tard voire jamais. Et quand bien même, lire une traduction vous laisse en proie à certains pièges. Si certaines traductions sont meilleures que l’original, d’autres sont mal écrites et trahissent l’original. Pour une langue aussi répandue, féconde et utile que l’anglais, lire dans le texte est le meilleur choix.

Pourquoi apprendre l'anglais : pourquoi ? Parce que c'est amusant Quitte à faire le zombie devant la télé, autant le faire en anglais !

Enfin, parler anglais est le seul moyen de regarder des séries télé avant tout le monde. Quitte à faire le légume sur le canapé, autant en profiter pour apprendre l’anglais ! Cela peut transformer une activité qui ne vous apporte rien en une activité enrichissante.

Le plaisir de parler une langue

Ce n’est pas exactement la même chose que le fait que ce soit amusant.

Ici, je vous parle du plaisir que l’on ressent à parler une nouvelle langue. Le plaisir qu’il y a à prononcer cette langue et à sentir de nouveaux mots, de nouveaux sons, vibrer dans votre bouche. Je vous parle du plaisir qu’il y a à PENSER dans une nouvelle langue.

Pourquoi apprendre l'anglais ? Pour la joie et le plaisir que cela procure

C’est un plaisir unique et incomparable mais je vais essayer : c’est quelque chose comme la joie que l’on peut ressentir à pratiquer un sport que l’on aime ou à jouer à un jeu prenant. On ressent de nouvelles émotions. On progresse tout le temps. On a l’impression d’être ailleurs et d’explorer un nouveau monde. C’est, aussi, comme de voyager sans quitter son fauteuil.

Le seul moyen de ressentir cela est d’apprendre une langue, et l’anglais est le choix évident.

Il n’y a pas besoin d’avoir un niveau bilingue pour commencer à ressentir ce plaisir. Il vient selon moi dès que l’on sait utiliser l’anglais (ou une autre langue vivante) de manière fluide. C’est plus lié à la régularité et au fait de parler qu’à la taille de notre vocabulaire. Ce plaisir est d’autant plus fort lorsque les mots commencent à venir d’eux-mêmes.

Certains diraient même que c’est mieux que le sexe !

C’est tellement prenant que certaines personnes deviennent accrocs aux langues vivantes et, tous les deux ans environ, rajoutent une corde à leur arc, une langue à leur palmarès. C’est du travail bien sûr mais rendu possible par le fait que c’est aussi un plaisir.

Bienfaits pour le cerveau

Plusieurs études ont montré que parler deux langues retarde la démence engendrée par Alzheimer. Notez que ça n’empêche pas l’apparition de la maladie mais que ça réduit ses symptômes. Les personnes qui parlent deux langues ont les symptômes plus tard et peuvent continuer à fonctionner normalement plus longtemps. La théorie est que, en renforçant les fonctions cognitives, parler deux langues protège le cerveau.

Pourquoi apprendre l'anglais ? ♪ C'est bon pour le cerveau, c'est bon, bon ! ♪

Par ailleurs, penser dans une langue étrangère aide à prendre des décisions plus raisonnables. Penser dans une langue étrangère permet apparemment une certaine prise de recul dont on ne dispose pas dans sa langue natale.

Enfin, chez les enfants, parler deux langues accélère le développement des fonctions exécutives (un ensemble de fonctions cognitives, telles que la gestion de l’attention, la planification et la résolution de problèmes…). C’est toujours bon à prendre.

Dans l’ensemble, parler deux langues est bon pour le cerveau parce que cela améliore nos fonctions cognitives. Si vous désirez un cerveau en meilleure forme et plus longtemps, c’est une raison supplémentaire de vous y mettre.

Conclusion : l’effet cumulé

Acquérir la langue internationale de notre époque pour être une personne cultivée, plus à l’aise financièrement, qui innove, qui s’amuse, qui connaît la joie des langues vivantes et qui, en plus, maintient son cerveau en pleine forme… en voilà un programme !

Ce n’est pas une solution magique pour autant. Simplement, c’est le genre de choses que l’on récolte lorsque l’on travaille sur soi.

Pourquoi apprendre l'anglais Que voulez-vous récolter dans la vie ?

C’est sans doute ce qu’incarne l’anglais de plus positif de nos jours : le rêve américain. Rêve qui est en fait un rêve international : celui d’une vie meilleure. C’est cette idée que le travail paye et que nos efforts seront récompensés.

Mais le plus beau dans tout cela est sans doute qu’il n’y a pas besoin d’être arrivé au sommet, pas besoin d’être la personne la plus riche ou la plus cultivée au monde, pour commencer à en profiter. Apprendre l’anglais est une aventure qui porte ses fruits dès le début, pourvu d’être régulier.

L’anglais est un moyen de plus d’atteindre ses rêves. Une langue utile qui vous servira toute la vie.

Qu’attendez-vous pour faire une petite session d’anglais ? :-)

⇢ Si vous (re)débutez juste, regardez Comment maîtriser l’anglais
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à Click & Speak™

Et, dans tous les cas, bons progrès !

Maintenant, lisez ceci :

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Pourquoi apprendre l’anglais ?.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. As ever Fabien, another insightful and thoughtful piece… I am a native-speaker of that most-elegant-of strains: Aussie English… all of this makes perfect sense: it’s also valuable for native or first-language speakers to continually practise, continually explore and to continually refine one’s spoken and written skills 😀 The reasons to learn are also the reasons to practice. I love to craft a well-written note / letter / email paying attention to the words/vocab I use, the structure, the elements of punctuation… and so on. That still gives me a thrill, even after all these years. Now, for me, to be able to do that in French… Well, that’s a dream, perhaps a fantasy even. But all that you say, all that you have said here [and especially your post the other day about English vocab and the number of words] applies equally to my French language learning. Fascinating stuff! Happy new year to you and warm good wishes to you from The Great South Land. I will continue to read your articles with much interest… All the very best Fabien for 2017!


Vocabulaire anglais et nombre de mots

Combien de mots pour parler anglais ?

Combien de mots pour parler anglais ?

Quel objectif viser pour parler anglais à un niveau basique, courant, bilingue ?

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


28 December 2016

Après avoir répondu à la question combien de temps pour apprendre l’anglais, répondons à celle-ci : combien de mots faut-il connaître pour parler anglais ?

La réponse variera bien sûr selon le niveau que vous visez. La réponse courte :

  • Visez 600 mots d’anglais pour pouvoir tenir des conversations basiques.
  • Visez 5 000 mots d’anglais pour être autonome et ne plus avoir besoin du français pour comprendre ou vous exprimer.

Dans ce contexte, un mot signifie un mot tel qu’on le trouve dans le dictionnaire :

  • am, are, is, was, were, be comptent tous comme un seul mot, le verbe to be.
  • man, men comptent comme un seul mot, le nom man.
  • Par contre, to book (le verbe réserver) et a book (un livre) comptent comme deux mots différents.

C’est utile à garder en tête car l’anglais compte énormément de mots qui s’écrivent pareil mais dont la catégorie grammaticale (verbe, nom, adjectif, adverbe…) varie selon le contexte. C’est ce qui fait que, lorsqu’on débute en anglais, on ne comprend parfois pas des mots que l’on pensait connaître.

Voyons quelques statistiques supplémentaires pour être précis, puis voyons comment attaquer l’immensité du vocabulaire anglais.

Combien de mots par niveau

Les langues vivantes suivent la loi de Pareto : les 20% de mots les plus courants sont utilisés 80% du temps.

Différentes études montrent que comprendre de 95 à 98% de la langue est souhaitable pour pouvoir quasiment tout comprendre, deviner le sens des mots que l’on ne connaît pas et pouvoir se passer de sa langue natale pour comprendre l’anglais.

De mes travaux sur le sujet, j’ai pu confirmer que les 5 000 mots les plus courants à l’oral en anglais recouvrent 96% de l’anglais parlé. En répartissant cela par niveaux européens, on obtient :

Niveau CECRL Combien de mots nouveaux Couverture
A1 600 mots 85%
A2 1 000 mots 91%
B1 1 100 mots 94%
B2 1 000 mots 95%
C1 1 000 mots 96.13%
C1+ 300 mots 96.30%
TOTAL 5 000

Source : Fabien Snauwaert, Liste de fréquence (2014)

Concrètement, cela signifie que, en ciblant le vocabulaire anglais que l’on apprend, on peut assez vite atteindre les 80% de compréhension. C’est exactement à cela que servent les listes de fréquence : elles nous donnent la liste des mots les plus courants en anglais, pour nous permettre de nous concentrer dessus et d’apprendre des choses qui servent tout de suite !

On voit aussi dans le tableau que, plus on avance, plus on avance lentement – c’est normal, c’est ainsi que les langues fonctionnent, les mots deviennent de plus en plus rares.

Pour info, à partir du niveau C1+ (autour de 4 700 mots), il se passe quelque chose d’intéressant : les synonymes deviennent de plus en plus présents.

Enfin, avec 5 000 mots de vocabulaire, vous n’avez plus besoin d’un dictionnaire bilingue anglais-français et vous pouvez regarder directement dans le dictionnaire anglais, où vous comprendrez toutes les définitions.

Dans un instant, je vous dirai quoi faire pour mettre tout cela en pratique. Avant cela, j’aimerais répondre à une question qui revient souvent sur le sujet.

Combien de mots en anglais ?

Combien de mots en anglais

Combien y a t il de mots dans la langue anglaise ? Et, question liée, combien de mots connaissent les natifs ?

Prenons simplement quelques chiffres indicatifs :

  • Un dictionnaire anglais tel que le Oxford English Dictionary (en vingt volumes) donne la définition de 171 476 mots en usage en anglais moderne.
  • A l’âge adulte, les natifs connaissent environ 15 000 mots et, pour les plus éduqués, entre 25 000 et 35 000 mots.
    • Ce chiffre varie selon l’âge et le niveau d’éducation.
    • L’estimation inclut tous les mots que la personne connaît, y compris ceux qu’elle n’utilise qu’une fois dans l’année ou qu’elle n’a pas utilisé depuis l’enfance.
  • On estime qu’il existe plus d’un million de mots en anglais mais cela inclut une avalanche de termes techniques et spécialisés, propres à des domaines très précis (chimie, médecine, technologie…).

Votre but n’est pas de tout connaître car c’est tout bonnement impossible. Personne ne connaît tous les mots présents dans le dictionnaire ! Votre but est de connaître le vocabulaire anglais qui vous sert et qui vous intéresse pour pouvoir communiquer et utiliser l’anglais dans votre vie.

A quoi vous attendre

Pour toutes ces raisons, le chiffre de 5 000 mots reste un objectif très réaliste. Il signifie être autonome et maîtriser l’anglais.

Puis ensuite ? Passés ces 5 000 mots, vous voudrez vous concentrer sur vos spécialités (passe-temps, travail ou autre) car suivre une liste de fréquence deviendrait d’une utilité limitée (mots trop rares pour être utiles).

Au fil du temps, vous continuerez à accumuler du vocabulaire anglais, facilement (parce que vous aurez des fondations solides), jusqu’à atteindre la dizaine de milliers de mots.

Parmi tout cela, avoir un niveau bilingue en anglais signifie pour moi utiliser l’anglais tous les jours et connaître au moins une dizaine de milliers de mots, avec un niveau d’aise similaire à celui des natifs.

A l’attaque !

Vous avez une idée des chiffres, maintenant :

  • Comment apprendre ses 600 premiers mots d’anglais ?
  • Ou bien, comment atteindre ce cap tant convoité des 5 000 mots ?

Voyons voir.

Liste de fréquence

Vous voudrez commencer avec une liste de fréquence, pour connaître les mots prioritaires. Cela vous permet d’attaquer le vocabulaire de manière intelligente et organisée, plutôt que hasardeuse et chaotique.

Les bonnes listes regroupent les mots par entrée du dictionnaire (comme vu en début d’article) pour éviter les doublons et apprendre toutes les formes du mot d’une traite. Aussi, les bonnes listes de fréquence se concentrent sur l’oral car c’est ce qui est le plus utile pour communiquer – l’anglais parlé et l’anglais écrit sont différents.

Les listes de fréquence sont la clef de voûte qui permet d’apprendre une langue efficacement. La recherche en linguistique a démontré leur efficacité il y a des décennies maintenant mais, malheureusement, trouver une bonne liste de fréquence s’avère difficile. C’est ce qui m’a amené à passer plus de six mois à développer ma propre liste de fréquence pour pouvoir enseigner l’anglais judicieusement.

Citons comme listes de fréquence :

  • Le travail de Mark Davies, de l’université de BYU.
    • Vous pouvez consulter une liste des 5 000 mots les plus courants gratuitement.
    • Vous pouvez également acheter la liste complète ($90 pour le grand public, $45 pour les étudiants), pour voir les mots les plus utilisés à l’oral.
    • La limite de ces listes est que le corpus (l’ensemble de textes utilisé pour analyser la langue) est trop orienté politique et reflète trop peu l’anglais du quotidien.
  • Mon propre travail.
    • Si vous êtes client de mes Cours d’été, ma liste de fréquence est incluse en cadeau. (Allez sur la page d’accès aux cours puis cliquez sur Frequency List en haut de page).
    • Tous les mots de vocabulaire enseignés dans Click & Speak™ ont été choisis en fonction de cette liste, pour enseigner le vocabulaire anglais de manière progressive.

Les autres listes sont désorganisées avec trop de doublons et un vocabulaire irréaliste.

Dictionnaire de poche

Une alternative qui coûte une bouchée de pain est d’acheter un dictionnaire de poche.

Les dictionnaires de poches sont conçus pour être compacts et incluent donc uniquement les mots les plus courants, sélectionnés par les éditeurs du dictionnaire. (Par exemple, celui que j’utilise pour apprendre le hongrois contient 5 000 mots pour 10 000 définitions). Ce n’est pas aussi pratique qu’une liste de fréquence mais cela permet de faire le tour des 5 000 mots les plus courants.

Je n’ai pas de dictionnaire en particulier à recommander pour l’instant. Je ferai le tour de la question la prochaine fois que je repasse en France. D’ici là, libre à vous de partager vos recommandations dans les commentaires.

L’erreur à éviter

Une fois que vous avez une bonne liste de fréquence sous la main, lisez-la pour voir où vous vous situez. Cela vous donne des repères sur le travail à faire et vous permet de vous organiser, en vous disant quels mots apprendre maintenant.

Maintenant, la grosse erreur à éviter est de se mettre à apprendre les mots seuls ! Maîtriser l’anglais, ça ne signifie pas connaître cinq mille mots isolés avec leur traduction français, non !

Connaître le vocabulaire, c’est connaître les mots dans le contexte de phrases au sens clair pour pouvoir vous en servir à la demande dès que vous en avez besoin. (Voyez sur ce sujet mon article Comment retenir le vocabulaire anglais).

Combien de mots apprendre par jour en anglais

Combien de mots apprendre par jour en anglais ? Avant de répondre à la question pour les francophones qui apprennent l’anglais, jetons un œil aux anglophones.

Chez les anglophones

English native speaker vocab by age and surveypercentile

Source : TestYourVocab (blog)

Vous pouvez voir une version interactive du graphique sur le site pour plus de détails mais, en somme :

  • La moyenne est de 382 mots par an.
  • De 4 ans à 15 ans, les enfants et adolescents apprennent environ 1 300 nouveaux mots par an.
    • Le pic le plus important se fait autour de 13 ans, avec près de 2 500 mots appris en un an.
  • Entre 16 et 20 ans, les jeunes adultes apprennent de 600 à 800 mots par an.
  • De 20 à 50 ans, cela oscille entre 300 et 400 mots appris par an.
  • Il y a beaucoup de variation à partir de 50 ans environ : alors que certains perdent du vocabulaire, d’autres continuent d’apprendre des centaines de mots.

Là où beaucoup seront tentés de tout expliquer par la biologie (et d’ignorer les variations qui montrent le contraire), je préfère expliquer ces chiffres par les comportements : si on fait toujours la même chose, on n’apprend rien de nouveau ; si on ne sert pas de ce que l’on a, on le perd. Ce qui est malheureusement ce qui se passe pour beaucoup trop d’adultes.

Comparons cela avec le sport, si vous arrêtez d’en faire vous serez forcément moins en forme que quelqu’un qui continue. C’est un choix de vie. Ça ne signifie pas que l’on ne vieillit pas, ça signifie juste que l’on récolte ce que l’on sème. Pensez que vous êtes trop vieux pour apprendre, ne faites rien pour, et la vie vous donnera raison. Pratiquez l’anglais parce que vous savez que l’on est jamais trop vieux pour apprendre et qu’il est important d’utiliser son cerveau pour le maintenir en forme, et la vie vous donnera raison aussi.

Au passage, pourquoi les enfants apprennent-ils autant de mots ? Parce qu’ils n’ont pas le choix ! Enfants et adultes vivent dans des mondes différents. Les enfants ont beaucoup de temps libre, ils ont la nécessité de découvrir le monde qui les entoure et ils ont grosso modo comme mission de bien apprendre à l’école. Les adultes connaissent déjà beaucoup de choses – ce qui est un atout pourvu que cela n’amène pas à être fermé d’esprit – mais disposent typiquement de moins de temps libre. Alors que l’environnement des enfants les amène à apprendre, celui des adultes les amène à stagner de plus en plus.

A nous de remplacer cette stagnation par l’action.

Chez les étrangers qui apprennent l’anglais

L’avantage des adultes est qu’ils ne sont plus dans la découverte du monde qui les entoure. Si vous devez appeler un chat a cat en anglais, ce n’est pas un nouveau concept (même si ça l’est pour un enfant en bas âge). Pareil pour une tonne de sujets.

En tant qu’adulte, vous voudrez d’abord apprendre à vous exprimer sur des choses que vous connaissez déjà. Puis vous voudrez continuer à apprendre en anglais, plutôt qu’en français, pour pratiquer et enrichir votre vie.

Comparé aux natifs, un avantage des adultes qui apprennent l’anglais de nos jours est que la technologie a fait de beaux progrès. Les systèmes de répétition espacée vous permettent d’optimiser vos temps de révision pour dévorer plus de vocabulaire et mémoriser l’anglais dans votre mémoire à long terme.

Si, en plus, on apprend de manière intelligente en apprenant le vocabulaire le plus important en premier (listes de fréquence), dans le contexte de phrases bien choisies, avec une grammaire progressive, je crois sincèrement que l’on peut apprendre les mots bien plus rapidement en anglais que nous l’avons fait dans notre langue natale.

Enfin, si ce que nous apprenons est clair et parfaitement compréhensible, aussi bien niveau sens que niveau oral et phonétique, eh bien, je pense que l’on peut pousser cette limite encore plus loin.

Pour toutes ces raisons, je situe actuellement le nombre de mots que l’on peut apprendre en anglais à :

14 mots par jour.
Soit : 5 000 mots de vocabulaire en 1 an.

Cela me semble un rythme soutenu, très soutenu même, mais faisable pour qui veut se donner un an pour maîtriser l’anglais.

Voilà pour la théorie… mais quant est-il dans la pratique ?

Dans la pratique, cet objectif d’apprendre 5 000 mots d’anglais en un an est devenu une réalité le jour où les premiers utilisateurs de Click & Speak™ ont bouclé leur formation d’anglais, un an après l’avoir débutée. Ça a été beaucoup de travail mais ils l’ont fait ! Ils ont appris ces 5 000 mots dans le contexte de 7 066 phrases (voir les Statistiques), avec 365 Dialogues pour les aider.

Alors, la question que certains se posent peut-être est : peut-on faire plus ? A moins d’en faire un boulot à plein temps, non.

Je mets au défi quiconque d’apprendre plus de 5 000 mots en un an avec le sens, la prononciation et en étant capable de construire des phrases correctes avec tout ce vocabulaire, pas juste de comprendre.

A vrai dire, je mets même quiconque au défi d’apprendre 5 000 mots d’anglais en un an sans Click & Speak™ car la formation est optimisée pour vous mâcher le travail et vous dire exactement quel vocabulaire étudier chaque jour.

Conclusion

Apprendre le vocabulaire anglais est un travail tentaculaire. Maîtriser l’anglais signifie savoir utiliser 5 000 mots. Il faut savoir comment s’y prendre.

  • Si vous êtes pressé et voulez maîtriser l’anglais en un an, visez d’apprendre 14 nouveaux mots par jour.
  • Si vous voulez y aller à un rythme plus modéré, visez d’apprendre la moitié soit 7 nouveaux mots par jour.

Dans tous les cas, gardez bien en tête que, au-delà des chiffres, c’est la régularité qui compte – car, sans elle, impossible de retenir quoi que ce soit, vous perdez votre temps.

En étant régulier, tout deviendra facile car les mots que vous étudiez répondront à l’appel le jour où vous avez besoin de les utiliser.

Visez donc de faire de l’anglais tous les jours. Nous verrons comment rendre cela possible dans de prochains articles.

Combien de mots faut-il connaître pour parler anglais ?

Voir aussi

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Combien de mots pour parler anglais ?.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. Bonjour Fabien! And warm greetings from Melbourne, where it is indeed very warm [and unpleasantly humid as well] 😀 …as ever, another very insightful, interesting and thoughtful treatise [I want to call it a homily, but I don’t want the tone to be misunderstood]… I really enjoyed the conceptual development of your discussion. Many thanks for that! à bientôt…
    Bronwen
    Melbourne, Australia
    🌷🍀🌻☔️☔️


Sauvez votre niveau d'anglais et celui de vos enfants

Pourquoi il est stupide de débuter l’anglais par l’alphabet

Débuter l'anglais avec l'alphabet

Evitez de vous planter dès le début en anglais !

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


10 December 2016

La situation est la suivante : vous (ou vos enfants) arrivez dans une salle de classe pour votre premier cours d’anglais. La prof écrit alors l’alphabet anglais au tableau puis, pointant de sa baguette, vous fait répéter lettre par lettre. La classe répète en même temps, tous en cœur – vous êtes moitié amusé, moitié gêné. Votre accent est-il bon ? Est-ce que vous répétez correctement ? Qui sait. Vous faites confiance au système (scolaire), autant que faire se peut, pour vous enseigner l’anglais. Au moins, vous avez vu l’alphabet, c’est déjà ça sans doute ? Maintenant, vous pouvez lire l’anglais, non ?

Problème.

Ce n’est pas du tout par là qu’il faut débuter une langue vivante, encore moins l’anglais.

Non

Non, l’alphabet n’est pas par où il faut débuter l’anglais.

Vous n’êtes pas un enfant…

…et vos enfants ne sont pas des enfants anglais.

Un enfant passe des années à entendre et parler sa langue natale avant de commencer à l’écrire.

Donc, une fois qu’il arrive à l’école, on lui enseigne l’alphabet. Logique : il connaît déjà sa langue et, maintenant, on veut lui enseigner à lire et à écrire.

Ce qui fonctionne pour notre langue natale ne fonctionne malheureusement pas pour notre première langue étrangère.

Quand vous débarquez pour votre premier cours d’anglais, vous n’avez entendu parler anglais que très peu voire, bien souvent, pas du tout. Vous n’avez jamais parlé la langue. Bref, vous n’avez aucune familiarité avec les sons anglais.

Si vous vous mettez à lire et écrire l’anglais sans cette connaissance des sons anglais : vous n’allez par parler anglais, vous allez parler un texte anglais avec les sons du français.

Accent français incompréhensible Euh… J’ai dit une connerie ?

Le risque pour vous

Le risque avec la méthode habituelle est de passer des années à lire l’anglais sans savoir le prononcer mais en prononçant des sons français à la place (ou franglais : vous imaginez la prononciation anglaise sans la connaître).

Vous êtes alors dans l’illusion d’apprendre… et c’est ce qui donne l’accent souvent incompréhensible des français en anglais.

Ce qui me fait vraiment de la peine dans tout ça (et je suis passé par là) c’est que, s’il est relativement facile d’apprendre correctement dès le début, il faut en revanche beaucoup plus d’efforts pour désapprendre ce que l’on a mal appris. (Dans un futur article, nous verrons comment éliminer son accent français).

La question se pose donc :

Où découvrir tous les sons anglais ? (et les autres particularités de l’anglais, telles que sa musique) – parce que c’est par qu’il faut débuter l’apprentissage d’une langue.

L’alphabet ne contient PAS tous les sons anglais

Preuve par l’exemple : l’alphabet anglais, dans sa prononciation, ne contient que les 25 sons suivants (sur un total de 39 sons existants).

Type Sons (phonèmes) Sous-total
Consonnes /b/ /s/ /d/ /f/ /dʒ/ /tʃ/ /k/ /ɫ/ /m/ /n/ /p/ /j/ /ɹ/ /t/ /v/ /w/ /z/ 17
Voyelles /i/ /ɛ/ /u/ /ɑ/ /ə/ 5
Diphtongues /eɪ/ /aɪ/ /oʊ/ 3
Total 25

Les 14 sons suivants sont manquants de l’alphabet anglais :

Type Sons (phonèmes) Sous-total
Consonnes /g/ /θ/ /ð/ /ʃ/ /ʒ/ /ŋ/ /h/ 7
Voyelles /ɪ/ /ʊ/ /ɝ/ /ɔ/ /æ/ 5
Diphtongues /aʊ/ /ɔɪ/ 2
Total 14

Si on vous enseigne la prononciation de l’anglais via son alphabet, vous passerez à côté de ces quatorze sons.

C’est ironique parce que certains des sons manquants sont parmi les plus importants pour un francophone qui apprend l’anglais ! Je pense notamment au /θ/ (premier son TH), au /ð/ (second son TH) et au /ɪ/ (le I soit-disant « bref »).

Ces symboles font partie de l’Alphabet Phonétique International ou API. Ils sont tous différents et représentent tous des sons différents (au contraire de l’anglais et du français où une même lettre peut se prononcer de nombreuses manières différentes). Adoptez les symboles de l’API – c’est votre allié pour comprendre l’anglais parlé !

L’Alphabet Phonétique International est comme un couteau suisse pour ouvrir une langue vivante et voir comment elle se prononce réellement. Sur une langue à l’orthographe compliquée comme l’anglais, c’est un don du ciel !

Si ces sons vous intimident : ce ne sont que des symboles et à force de les voir sur BilingueAnglais vous allez tous les connaître. (Le but du présent article n’est pas de les vous enseigner, voyez cette infographie sur l’API [en cours] pour cela).

La solution

En remplacement de l’approche traditionnelle dysfonctionnelle décrite ci-dessus, nous voudrons utiliser quelque chose qui marche. C’est tout simple :

  • Etudiez l’Alphabet Phonétique International anglais
    • C’est bien mieux et plus complet que d’étudier l’alphabet anglais.
    • Ça vous donnera une bonne prononciation et ça vous servira toute la vie.
    • Ça vous resservira le jour où vous apprenez une troisième langue vivante.
  • Entraînez-vous à écouter et parler – bien avant de lire.
    • Cela est bien plus efficace que l’étude de texte.
    • Cela développe chez vous votre oreille et de bonnes habitudes de prononciation
    • Cela vous désinhibe avec l’oral, au lieu de vous faire redouter le jour sans cesse repoussé où vous direz quelque chose en anglais.

Apprendre l'alphabet anglais Quand apprendre l’alphabet anglais ?

L’alphabet anglais : quand et pourquoi ?

Après ce que l’on vient de voir, l’alphabet anglais a-t-il encore sa place dans l’enseignement de l’anglais ?

Oui, bien sûr, mais c’est une place très petite et quasiment insignifiante.

L’utilité de l’alphabet anglais sera de vous permettre de :

  • Chercher un mot dans le dictionnaire. Connaître l’alphabet dans l’ordre sert à cela.
    • Avec pour remarque que les alphabets anglais et français sont identiques, avec les lettres dans le même ordre – seule la prononciation change.
  • Savoir épeler un mot en anglais (une adresse mail, son nom, son prénom…)

Et c’est tout !

Quand l’Education Nationale reverra-t-elle son enseignement ? Mon impression (vu de l’extérieur) est que plus d’énergie est dépensée à faire des réformes temporaires et à avancer l’âge de l’enseignement de l’anglais plutôt qu’à revoir les méthodes mêmes – qui ne correspondent tout simplement pas à ce qui fonctionne pour réussir en anglais. On peut avancer l’âge auquel les enfants apprennent l’anglais autant que l’on veut, tant que les méthodes sont mauvaises, ça ne servira à rien ! Les enfants ont un esprit plus malléable que celui des adultes mais ils ne vont pas sucer de leur pouce la prononciation correcte de l’anglais pour autant.

L'anglais comme sur des roulettes ! L’anglais comme sur des roulettes !

Pour aider vos enfants en anglais

Beaucoup de parents se posent des questions du type « Comment aider mon fils en anglais ? », « Comment aider ma fille en anglais ? », ce qui est bien naturel.

Alors, que pouvez-vous faire pour les aider ?

Votre rôle sera de compenser aux manquements du système scolaire en matière d’anglais oral. Et, aussi, de les exposer à suffisamment d’anglais pour que l’anglais devienne une langue familière, au lieu d’être une langue étrangère. (Ensuite, l’école pourra se charger de leur enseigner la grammaire et du vocabulaire de base.)

Comment vous y prendre ?

1èrement : commencez par vous

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, dans les avions, la consigne pour les masques à oxygène ? Cela dit :

Place the oxygen mask on yourself first before helping small children or others who may need your assistance.
(Placez d’abord le masque à oxygène sur vous-même avant d’aider les jeunes enfants ou d’autres personnes qui peuvent avoir besoin de votre aide.)

Eh bien, c’est pareil en anglais. Pour aider vos enfants, apprenez déjà à régler le problème vous-même (vous en êtes capable).

Déjà, ça vous mettra en position de les aider parce que vous saurez ce que ça signifie de communiquer clairement en anglais.

Mais aussi, cela vous permet de mener par l’exemple. Vous saurez d’expérience en quoi l’anglais enrichit la vie et il est toujours plus simple de motiver ses enfants en leur donnant envie plutôt qu’en leur disant « il faut ».

Concrètement :

En somme, rendez l’anglais normal. Quel que soit votre niveau, vous pouvez faire des choses pour que l’anglais fasse partie du quotidien de votre famille.

Apprendre l'anglais en famille – Chérie, et si on foutait un drapeau américain dans le salon ?
– Euh, tu préfères pas regarder un film en V.O. plutôt ?

2èmement : enseignez-leur l’anglais

Une fois que vous avez des bases solides (mieux vaut fait que parfait), enseignez l’anglais à vos enfants.

L’avantage du niveau très faible des français à l’école en langues est qu’il ne vous faut pas beaucoup pour pouvoir aider vos enfants en anglais. Rien qu’en lisant ce blog (et, à l’heure où j’écris ces lignes, il est encore de taille modeste, vous pouvez tout lire en un week-end), vous en saurez plus sur l’anglais que la majorité des francophones.

Vous voudrez commencer par enseigner l’anglais oral à vos enfants.

Deux manières de vous y prendre :

Ils sont suffisamment mûrs

Si vos enfants sont suffisamment mûrs pour, enseignez-leur l’Alphabet Phonétique International.

Il s’agit de faire le tour avec eux des sons anglais et de la manière de les articuler. Vous pouvez alors leur dire à quel son correspond chaque symbole de l’API. Puis vous pourrez leur enseigner comment trouver la phonétique d’un mot anglais pour vérifier sa prononciation et son accentuation.

Vous pouvez commencer à partir de 10-11 ans environ je pense, voire plus tôt s’ils sont bons en français.

Ils sont plus jeunes

Dans le cas où votre enfant est trop jeune pour adopter un nouvel alphabet, vous voudrez faire la même chose que ci-dessus (leur enseigner les sons anglais), simplement, vous vous y prendrez autrement.

Au lieu de leur enseigner l’Alphabet Phonétique International directement, enseignez-leur des mots-exemples pour chacun des sons anglais. Soyez en somme plus terre-à-terre tout en restant concentré sur l’oral. Faites-vous une liste de mots-exemples pour chaque son, de préférence avec des mots très concrets et visuels. Puis utilisez ces mots dans des phrases-exemples.

A tout âge

Vous voudrez être sûr de ce que vous racontez. Pour cela, vérifiez dans le dico tout le temps. Par exemple : ce mot se prononce-t-il avec un son /h/ ou avec un h muet ? Dans chaque mot que vous apprenez ensemble, quelle syllabe est accentuée ?

Vous voudrez que vos enfants fassent de l’anglais dans leur temps libre. Cela signifie remplacer des activités de loisir qui n’apportent pas grand-chose par la même activité en anglais. Par exemple, ils peuvent regarder des Disney mais uniquement en anglais. Ou bien, votre ado peut jouer aux jeux vidéo mais seulement en anglais. Pour plus de conseils et d’activités de ce type, suivez la newsletter et les histoires de mes lecteurs.

Gardez en tête que le gros avantage des enfants est qu’ils ont du temps à disposition. Non seulement ils ont plus de temps libre que les adultes mais vous pouvez aussi être stratégique sur ce que vous ferez chaque année en anglais (au contraire d’un adulte qui voudrait apprendre l’anglais en deux semaines). Mettez ce temps à votre service. Agissez dès maintenant mais pensez à long terme.

Enfin, dans un monde où tout va parfois trop vite, cela peut être l’occasion de passer du temps de qualité avec vos enfants et de prévoir de beaux projets ensemble (voyages…).

Voyage en famille aux Etats-Unis Allez hop, on y va, en route pour l’aventure !…

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Prenez soin de votre anglais, en particulier de votre anglais parlé, et creusez les sujets abordés. Je vous dis à très bientôt.

Maintenant, lisez ceci :

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Pourquoi il est stupide de débuter l’anglais par l’alphabet.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. Je ne suis pas d’accord avec ton article.
    Déjà, même si l’alphabet ne contient pas tous les sons de l’anglais, il en contient un certain nombre et c’est toujours intéressant pour commencer à travailler la phonétique en douceur. Tu parles des enfants qui n’ont jamais fait d’anglais auparavant et bien justement, l’alphabet permet un bon premier contact.
    Deuxièmement, on peut peut-être trouver que ce n’est pas pertinent, surtout avec des adultes. Mais de là à dire que c’est stupide et dangereux ? C’est un peu gros…
    Critiquer le système de l’extérieur (je te cite) pour faire des articles "choc" est facile. Tu devrais plutôt proposer des vraies solutions, sinon tu ne vaut pas mieux que l’EN et leurs réformes. Ah et de ce que tu dis, tu ne sembles avoir jamais mis les pieds dans une classe. Ce serait bien de le faire avant de critiquer les profs qui font leur possible avec les moyens et les contraintes qu’ils ont pour enseigner au mieux…

    1. Hello,
      Tu prends la critique personnellement. C’est une critique du système et des méthodes que je fais, pas des profs.

      Commencer et persister à apprendre l’anglais par le texte, ça a un coût : celui de développer de mauvaises habitudes qui sont ensuite très dures à défaire. C’est pour cela que les français ont généralement un mauvais accent, pourtant pas faute de passer des heures en cours. Bref, cela demande plus d’énergie de défaire de mauvaises habitudes que d’apprendre correctement dès le début et c’est en cela que l’approche par le texte (et l’alphabet) est « dangereuse » : ça prend des années à corriger alors que l’on aurait pu commencer correctement dès le début. Qui paye les pots cassés ? Pas moi, pas les profs : les élèves.

      Enfin, prendre conscience d’un problème, c’est la première étape pour le régler.

      Pour ce qui est d’offrir des solutions, c’est ce que je fais depuis dix ans. Si tu me découvres, tu verras de nouvelles ressources plus pertinentes que l’alphabet sur ce blog prochainement.


Quel dialecte anglais apprendre

Anglais américain ou britannique ?

anglais américain ou britannique

Quel dialecte anglais ? Le General American ? La Received Pronunciation ? Un autre ?…

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


26 November 2016

Alors, anglais américain ou britannique ? Lequel faut-il apprendre ? Je vous donne une réponse rationnelle et argumentée pour choisir le bon dialecte… puis je vous livre des conseils pour adopter la variété d’anglais qu’il vous faut ! Vous trouverez aussi réponse à plein de questions du type C’est anglais ou américain, ça ?

Quelle variété d’anglais choisir ?

Il y a plusieurs éléments qui jouent dans le choix d’un dialecte anglais plutôt qu’un autre. Faisons-en le tour.

Rayonnement culturel

Quelle variété d’anglais a le plus grand rayonnement culturel ?

De nos jours, les Etats-Unis, à travers la télévision, le cinéma, la musique, la littérature et, aussi, la technologie ont, de loin, le rayonnement culturel le plus important au monde. Ce qui signifie que l’anglais américain a le rayonnement le plus important.

C’est la variété d’anglais que vous entendrez le plus souvent. L’anglais américain s’impose ainsi aussi comme LA langue d’échange international. On peut ne pas aimer cela, certes, mais rien ne sert de nier la réalité.

Par contraste, si les productions britanniques restent abondantes, elles n’en traversent pas pour autant les frontières – ou clairement pas dans les mêmes proportions.

Le monde vit sous l’influence des Etats-Unis, pas du Royaume-Uni. Cela signifie aussi que, en termes de vocabulaire, l’anglais américain a tendance à dominer lui aussi.

Démographie

La population des Etats-Unis est presque cinq fois plus importante que celle du Royaume-Uni. Les Etats-Unis sont une puissance démographique. Cela fait d’autant plus de personnes avec qui parler anglais, que ce soit dans vos loisirs ou pour le boulot.

Quantité d’accents régionaux

Il existe bien sûr des accents régionaux aux Etats-Unis mais, globalement, **l’accent américain est assez homogène : les différences entre l’accent standard américain (General American) et les accents régionaux (regional accents) ne sont pas énormes.

A l’inverse, même si elle a beau être célèbre, la Received Pronunciation n’est utilisée que dans une zone limitée du Royaume-Uni, par seulement une fraction de la population — parce que les accents régionaux sont légions et dominent l’ensemble du pays.

C’est parfois dur à imaginer lorsque l’on vit en France, où nous avons une richesse d’accents mutuellement compréhensibles (si l’accent de Marseille a une musique différente de celui de Lille, cela n’empêche pas les personnes des deux villes de se comprendre parfaitement).

Au contraire, les différents coins du Royaume-Uni ont souvent du mal à se comprendre. L’exemple type est qu’il est souvent difficile à un anglais de comprendre un écossais ou un irlandais, même si l’anglais est la langue natale de tous ! Mais, en plus de cela, imaginez que quelqu’un qui vit à seulement 60 kilomètres au sud de Liverpool ne comprendra pas forcément les gens de Liverpool parce qu’ils ont un accent régional très fort (l’accent Scouse).

Bref. Bien que le pays soit beaucoup plus petit, comprendre tous les accents régionaux du Royaume-Uni demandera beaucoup plus de travail que de comprendre tous les accents des Etats-Unis.

Prestige

Un dernier point intéressant est la question du prestige. Comment serez-vous perçu par les autres en parlant tel ou tel dialecte, avec tel ou tel accent ?

A ce niveau, parler avec l’accent de la Reine d’Angleterre peut être intéressant. Vous serez perçu comme éduqué et nombre de personnes trouveront cela charmant, surtout à l’étranger.

Prenons un contre-exemple : les accents du Sud des Etats-Unis ont beaux être chaleureux et musicaux, ils sont souvent associés avec les couches les moins éduquées de la population. Ils ne sont donc pas prestigieux.

Enfin, avec un accent américain standard (le General American) l’avantage est que vous serez compris partout parce que c’est l’accent que la planète entière écoute.

Conclusion

Si on résume, c’est donc l’anglais des Etats-Unis qui remporte la bataille. Le rayonnement culturel des Etats-Unis ne va cesser de croître, sa population continue de grandir plus vite que celle du Royaume-Uni, et la moindre variabilité d’accents rend l’anglais américain plus facile à adopter. Pour ce qui est du prestige, les deux grands dialectes de l’anglais sont ex aquo.

Si vous ne savez pas quelle variété d’anglais apprendre, étudiez donc celui des Etats-Unis.

Si vous désirez apprendre l’anglais britannique pour une raison donnée, adoptez la Received Pronunciation et vous serez compris partout (à défaut de comprendre tous le monde).

Un dernier point intéressant est qu’un accent que certains trouvent charmant peut être perçu comme irritant par d’autres. Ou même par vous-même ! Ce qui nous amène à parler de…

Choix personnel et identité

Au-delà de la connaissance de l’intonation, de l’accentuation et de l’articulation, un des éléments qui joue dans la facilité à adopter un accent est :

A quel point vous identifiez-vous aux personnes qui parlent cet accent ?

C’est une question intéressante car avoir des a priori négatifs sur une langue et ses locuteurs nous empêche de les imiter.

Si vous pensez que les américains sont bêtes et incultes (soit le contraire du cliché sur les français : intelligents et cultivés), alors cela créera un frein dans votre apprentissage.

Pour développer un accent proche de celui des natifs, vous avez besoin d’imiter. Et nous ne pouvons pas imiter des personnes que nous ne respectons pas suffisamment. Je dirais même que, pour bien imiter, il faut admirer les personnes que l’on imite – ou au grand minimum apprécier l’accent en question.

Certaines recherches sur le sujet suggèrent que les enfants et adolescents adoptent plus facilement un accent identique à celui des natifs parce que leur identité n’est pas encore figée. A l’âge adulte, nos capacités cérébrales et musculaires pour développer un accent identique à celui des natifs sont toujours là. Par contre, notre identité à tendance à se figer.

Pour acquérir un accent convaincant en anglais, nous voudrons donc être flexible mentalement en étant prêts à redéfinir notre identité. Nous ne cesserons pas d’être français (ou peu importe notre nationalité d’origine) pour autant mais nous deviendrons un peu plus cette autre nationalité, celle du pays dont nous voulons apprendre la langue ou le dialecte.

René Magritte, Le fils de l'homme (1964)Etes-vous flexible sur votre identité ?
(René Magritte, Le fils de l’homme, 1964)

Faux dilemme

Notez au passage que choisir entre anglais américain et britannique est une fausse dichotomie.

Non seulement il n’existe pas une seule variété d’anglais américain ou une seule d’anglais britannique, mais il existe aussi de nombreuses autres variétés, quasiment autant que de pays et de régions – que ce soit l’anglais australien, l’anglais irlandais, celui d’Afrique du Sud ou des dizaines voire centaines d’autres.

C’est une des richesses de l’anglais. Par exemple, les accents des Australiens (Ozzies) et des Néo-Zélandais (Kiwis) semblent peut-être identiques à l’oreille d’un étranger, ils n’en sont pourtant pas moins différents. En anglais, vous aurez toujours de nouveaux accents à découvrir.

Cet article Wikipedia liste les dialectes anglais les plus courants par régions, à l’échelle de la planète mais aussi à l’échelle de chaque pays.

L’anglais est une langue d’échange international. C’est utile pour communiquer et pouvoir travailler en anglais, et l’anglais est un atout pour la vie.

Maintenant, gardez aussi en tête la dimension sociale de l’anglais. Apprendre une langue doit nous permettre de nous intégrer au milieu dans lequel nous vivons.

Si vous apprenez l’anglais en tant que langue d’échange international, tant que vous parlez clairement, développer un accent authentique n’est pas indispensable. C’est simplement un plus et, peut-être aussi, un joli défi à relever.

En revanche, si vous vivez dans le pays, vous voudrez vous intégrer à la population et, dans ce contexte, développer l’accent régional aura du sens.

Ça ne signifie par forcément adopter un accent à couper au couteau qui fait que même les anglophones natifs d’autres pays ne sauraient pas vous comprendre. Non, pas besoin de pousser le bouchon aussi loin.

Mais imitez l’accent local un minimum pour mieux vous intégrer. En imitant vous allez vous intégrer, et en vous intégrant vous allez mieux imiter – et vous serez ainsi réellement en immersion en anglais. Par la suite, si vous partez vivre dans un autre pays, vous pourrez là aussi adopter l’accent local – vous aurez déjà développé les compétences pour le faire.

En somme, si vous partez vivre dans un pays précis, adoptez cet accent pour vous intégrer.

Anglais britannique (Londres)

Comment s’approprier un dialecte ?

Définition

Un dialecte, c’est quoi ? C’est la variété d’une langue propre à une région ou un groupe social.

Chaque variété d’anglais se distingue par des particularités au niveau de la phonétique, du vocabulaire et de la grammaire.

Pour bien s’approprier un dialecte, on voudra donc prendre conscience de ces particularités et les adopter.

Exemples

Il y a une infinité d’exemples mais en voici quelques uns assez révélateurs.

  • Niveau phonétique :
    • L’intonation des adolescentes de la vallée de San Fernando ou Valley girls, dans le Sud de la Californie, est différente de la majorité des accents anglais. L’intonation monte souvent sur des affirmations, ce qui les fait ressembler à des questions. (C’est un phénomène aussi très présent en anglais australien).
    • Il existe deux grandes variétés d’accents anglais : les accents où l’on prononce le son R à la fin des mots, et ceux où on les prononce pas. Soit :
      • Les accents rhotiques (rhotic accents) – le R se prononce à la fin des mots. Cela inclut la majorité des accents américains, le Canada, l’écosse et l’irlande.
      • Les accents non-rhotiques (non-rhotic accents) – le R est avalé à la fin des mots. Cela inclut la majorité des accents anglais, les accents afro-américains, les accents d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud.
  • Niveau vocabulaire :

    • Différentes régions utilisent différents termes pour parler de choses simples.
      • Par exemple, pants signifie « pantalons » en Amérique du Nord et dans beaucoup d’autres régions mais « caleçon » ou « culotte » dans quasiment tout le Royaume-Uni.
      • Quand vous vous retrouvez avec des anglophones de tous les pays, demandez-leur ce que signifie le mot vest – vous aurez à peut près autant de réponses que de pays.
    • L’orthographe varie. Les américains écrivent color là où quasiment tous les autres pays épellent cela colour, tandis que le Canada est partagé entre les deux. (Mais l’orthographe américaine est tout de même 4 à 5 fois plus présente que l’anglaise !).
  • Niveau grammaire : la grammaire est, heureusement, beaucoup plus homogène que la phonétique ou la grammaire anglaises mais elle peut elle aussi varier.
    • Les anglais utilisent have got beaucoup plus fréquemment que les américains. Un British dira Have you got the time? là où un Américain dira Do you have the time?
    • Les question tags s’utilisent dans les deux dialectes mais sont sans doute plus courants en anglais britannique (sans doute un reflet de la politesse britannique) et s’utilisent souvent différemment. Là où un britannique dira You understand, don’t you? un américain pourra aussi le dire mais aura autant de chance de dire à la place You understand, right?

Ces différences peuvent sembler anecdotiques mais elles ont un impact. Selon que vous y soyez habitué ou non, vous comprendrez ou ne comprendrez pas l’anglais parlé. Même chose, souvent, pour les natifs eux-mêmes – plus un anglophone est exposé à différents dialectes, plus il a de facilité à communiquer avec des anglophones d’autres pays.

La description de chaque dialecte peut remplir un livre (ou, de préférence, un film) donc je n’irai pas plus loin sur le sujet dans cet article. Nous creuserons différentes caractéristiques et différents dialectes dans le blog au cours des articles à venir – avec audio et Phonograph™ – pour explorer la richesse de la langue anglaise.

Conseil

De manière plus pratique, un conseil tout simple que j’aimerais que vous gardiez en tête est celui-ci :

Soyez cohérent !
Choisissez un dialecte et tenez-vous-y.

Si vous optez pour un accent américain, utilisez aussi un vocabulaire et une orthographe américains.
Si vous optez pour un accent britannique, clarifiez lequel et quel dialecte vous adoptez exactement.

Peu importe que vous optiez pour l’anglais américain ou britannique, c’est la meilleure manière de travailler. Cela vous aide à vous concentrer.

Enfin, il vaut mieux les mélanger et communiquer que se taire de peur de dire une bêtise. Donc ne visez pas la perfection, visez simplement d’apprendre constamment et de progresser, pratiquer, chaque jour.

Questions

En préparant cet article, j’ai eu la chance de voir les nombreuses questions que vous pouvez vous poser sur les différences entre britanniques et américains. Certaines sont amusantes. J’ai essayé de répondre à toutes dans ces tableaux :

Média, TV et cinéma

Question Anglais ou américain ?
CNN Américain
Time magazine Américain

Ceci dit, je vous encourage plutôt à regarder autre chose que les actualités.

Marques (Brands)

Question Anglais ou américain ?
Ford Américain
New Look Anglais (Taunton)
New Balance Américain (Boston)
Reebok Créé en Angleterre,
racheté par Adidas (Allemagne),
siège aux Etats-Unis

Célébrités (Celebrities)

Pour savoir si un acteur est anglais ou américain, consultez IMDB.com ou En.Wikipedia.org. Beaucoup d’acteurs sont très forts niveau accents et je vous prépare une petite sélection sur le sujet.

Pour savoir si un chanteur, un groupe ou un sportif est anglais ou américain, consultez là aussi En.Wikipedia.org.

Nourriture (Food)

Question Anglais ou américain ?
cupcake Américain
muffin Américain

Culture

Question Anglais ou américain ?
Halloween Américain
Harry Potter Héros anglais, auteur anglaise
James Bond Héros britannique
Burger King Américain
Rock Originaire des Etats-Unis
Rolling Stones Anglais

…ce qui explique donc pourquoi James Bond ne mange pas au Burger King.


Nous avons vu quel dialecte choisir. Dans un prochain article, nous verrons les différences entre les plus connus d’entre eux : nous verrons les différences à connaître entre anglais britannique et américain.

Voir aussi

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Anglais américain ou britannique ?.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. G’day from Melbourne!

    A fascinating topic, Fabien… especially for an Aussie [and an older one at that]… I love our Aussie English: it’s a nice balance between the British and the American [more British than American I think, despite the cultural influences]… a more relaxed style of British English and so many delightful words and colloquialisms, such as fair dinkum and flat out like a lizard drinking or better than a poke in the eye with a burnt stick

    I did enjoy reading this 😀👍

    1. G’day Bronwen!

      Cheers for the idioms, they’re very colorful!

      FYI, here are the translations, from Australian slang into neutral English:

      • fair dinkum = for real — it can be used as a question
      • flat out like a lizard drinking = very busy
      • better than a poke in the eye with a burnt stick = better than nothing
  2. Merci pour cet article Fabien ! Pour ma part j’ai choisi depuis toujours l’anglais britannique car je le trouve plus joli, plus chantant, et parce que je suis amenée à aller plus en Angleterre qu’aux Etats-Unis (rien qu’à cause du prix du billet d’avion !). En plus il n’y a pas de problème de décalage horaire avec un correspondant britannique. Avec un américain c’est déjà plus compliqué. Comme je connais quelques "trucs" de prononciation américaine, je peux les adopter si besoin le jour où je vais aux Etats-Unis. Tes explications au profit de l’américain sont tout à fait rationnelles, mais j’ai fait le choix du cœur !

    J’en profite pour signaler une nouvelle ressource publiée en France : le journal Le Monde publie chaque semaine une nouvelle anglaise ou américaine accompagnée du CD et du texte dans les 2 langues. Il y en a donc pour tous les goûts, que l’on ait choisi UK ou US English ! Grâce au disque, il y a la prononciation car le texte est lu par un natif. C’est vraiment bien et il n’y a pas de DRM sur le CD. J’ai acheté toutes les nouvelles anglaises… Pour ceux que ça intéresse, cela sort tous les jeudis en kiosque, et voici le site internet où on peut les commander : http://boutique.lemonde.fr/livres/les-nouvelles-bilingues.html

    Bonne lecture à tout le monde !

    1. Je soupçonnais que tu allais réagir sur ce sujet, Marie ;-)

      Tu as évidemment raison de partir sur l’accent qui te sert et t’attire le plus. Ça joue sur la motivation et, aussi, sur la question de l’identité évoquée dans l’article.

      Merci pour les nouvelles bilingues.


L'immersion en anglais : espoirs et réalités

Comment apprendre l’anglais en immersion

Anglais en immersion

Etre entouré d'anglophones, pourquoi pas, mais… et ensuite ?

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


14 November 2016

Apprendre l’anglais en immersion apparaît souvent aux gens comme la solution miracle pour parler anglais : « Oh, apprendre l’anglais c’est facile, il suffit d’aller vivre dans le pays ! ». Le problème est que ces phrases sont le plus souvent prononcées soit par des personnes qui ne l’ont jamais fait, soit pas des personnes qui ont essayé mais ne maîtrisent pas l’anglais pour autant. C’est un peu comme de dire que, pour devenir pianiste professionnel, il suffit d’être dame pipi à l’opéra. L’environnement aide – l’immersion, c’est super – mais ça ne fait pas tout ! Les milliers d’expatriés et d’immigrés qui vivent à l’étranger mais restent coupés du reste de la population par la langue, sont malheureusement là pour en témoigner.

Alors, dans cet article, je veux vous faire profiter de mon expérience et vous dire comment réussir votre immersion en anglais.

Apprendre en immersion : mon histoire

Je parle anglais, français, hongrois, russe et espagnol. J’ai appris certaines de ces langues en France, d’autres dans le pays, ou encore à cheval entre les deux. Dans tous les cas, l’immersion est une étape indispensable : vous voudrez vous en servir soit pour apprendre (voir mes conseils ci-dessous), soit pour enfin profiter de cette langue étrangère durement apprise !

Immersion réussie

Le hongrois est une langue que j’ai apprise en immersion et mon histoire s’applique tout autant à quelqu’un qui veut apprendre l’anglais en immersion.

En débarquant en Hongrie, j’avais quelques notions de hongrois mais vraiment pas grand-chose. J’avais essayé d’apprendre en France avec deux méthodes (Assimil et Pimsleur) mais cela ne portait pas autant ses fruits que je l’aurais voulu. Je connaissais quelques mots et quelques phrases mais, lors d’un séjour à Budapest en vacances, je me rendais compte que j’avais beaucoup de peine à les utiliser et que les locaux ne comprenaient pas bien ce que je disais, à cause de ma prononciation.

Pas du genre à abandonner, je décidais, suite à ces vacances amusantes mais un peu décevantes d’un point de vue linguistique, de partir vivre dans le pays pour 2-3 mois. Je partais avec l’idée que, pourvu de bien m’y apprendre, trois mois sur place, en immersion, me permettraient de parler couramment. (A quel point cette idée tient ses promesses, nous allons le voir).

Immersion en anglais (Carte)L’immersion, en anglais ou autre, toujours un voyage excitant

Bien déterminé à progresser et apprendre la langue, j’arrivais dans le pays doté d’un plan : faire le maximum de choses en hongrois et vivre en immersion dans la langue. C’était la première fois que je vivais à l’étranger et je voulais en profiter pour prendre un bain linguistique.

Long story short… Mon aventure a bien fonctionné.

Après deux mois sur place, je pouvais tout faire en hongrois. Certes avec certains obstacles (je ne parlais toujours pas couramment : je ne pouvais pas parler de tout) mais avec plaisir, avec une certaine aisance, et capable de briser la glace avec les personnes que je rencontrais et d’utiliser le hongrois toute la journée.

Je n’avais pas atteint un niveau courant et encore moins bilingue (pouvoir devenir bilingue en trois mois est une illusion) mais je pouvais communiquer clairement dans la langue et l’utiliser au quotidien. J’avais, en somme, acquis des bases très solides dans la langue, j’avais aussi appris plus en deux mois sur place que la plupart des gens apprennent en des années.

Qu’est-ce qui a fait le succès de ce voyage en immersion ?

Contraint à réussir

La première chose et la plus importante je crois est que j’avais une règle toute simple :

Je ne m’autorisais à parler QUE la langue du pays.

Le hongrois en l’occurrence. Je m’interdisais de parler français ou anglais ! Je m’autorisais juste des fenêtres de temps pour ces deux langues le dimanche soir, pour rester en contact avec les amis et la famille restés en France.

A quoi bon partir à l’autre bout du monde si c’est pour vivre comme à la maison ?

De la même manière, à quoi bon partir en immersion en anglais si c’est pour parler en français (et penser en français) la majorité du temps ? Donc :

En immersion, autorisez-vous à parler seulement une langue : celle du pays.

Ce principe est la clé du succès pour apprendre l’anglais en immersion.

J’entends déjà les objections : « Oui mais si je ne parle pas encore la langue, je dois bien me servir du français ».

En tant que langue pivot, pour vous aider à comprendre l’anglais, oui, sans doute, tout comme un enfant se sert de roulettes pour apprendre à faire du vélo. Mais seulement pour le strict minimum. Essayez de tout faire dans la langue, c’est ça le jeu (et c’est ça l’immersion linguistique !). Vous vous découvrirez des talents insoupçonnés et serez impressionné par la capacité du corps/cerveau humain à s’adapter.

Que s’est-il passé une fois que je ne m’autorisais à parler que la langue du pays ?

Je n’avais plus qu’une option : l’apprendre !

Je ne connaissais personne dans la ville. Donc, si je voulais me faire des amis (et ne pas déprimer), je DEVAIS apprendre la langue.

Gardez en tête la puissance de notre nature sociale. Nous sommes des animaux sociaux. Si le seul moyen de faire partie du groupe est d’apprendre la langue, alors on l’apprend. C’est notre instinct de survie au travail.

Autrement dit, je n’avais pas le choix.

Alors, vous allez peut-être me dire, « Mais Fabien, comment tu faisais pour te faire des amis dans la langue si tu ne la parlais pas encore ? ».

C’est très simple (mais le fruit de certains efforts) :

  • Je rencontrais beaucoup de monde.
  • Je travaillais ce que je voulais dire avec mes profs (j’en avais deux).
  • Puis je répétais les mêmes histoires avec les nouvelles personnes que je rencontrais, jusqu’à ce que cela devienne automatique.

Voyez cela comme un travail d’acteur. Un acteur répète encore et encore les mêmes lignes jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature pour lui. Il mémorise d’abord les grandes lignes, puis les expressions puis peut enfin se concentrer sur les détails.

Ça marche aussi pour les langues vivantes.

Immersion en anglais : briser la glaceUne fois sur place, allez boire des verres avec les locaux pour briser la glace. En plus, avec votre accent français, vous allez les faire fondre !

Je travaillais des sujets de conversation et des histoires simples – des choses que je voulais raconter aux personnes que je rencontrais.

J’avais beaucoup de mal à les raconter au début, cela demandait beaucoup d’effort.

De fil en aiguille, en revanche, de rencontre en rencontre, ces histoires devenaient de plus en plus familières.

Mon débit devenait de plus en plus fluide. Ma grammaire de plus en plus correcte. Ma prononciation de plus en plus juste.

Si vous racontez la même histoire quarante fois à la même personne, elle s’ennuiera mortellement.

Si vous racontez la même histoire, en anglais, à des dizaines de personnes différentes, vous vous améliorerez sans cesse.

Voici exactement comment je travaillais quand j’étais en immersion en Hongrie :

  • Je préparais ce que je voulais dire avec ma prof de hongrois.
    • C’était avant tout une prof de conversation et j’ai eu la chance de tomber sur une bonne prof.
      • Elle avait l’intuition de deviner ce que je voulais dire. Tant et si bien que, si au début je ne connaissais trois fois rien, ça ne nous empêchait pas de parler tout le temps en hongrois et de n’utiliser que quelques mots d’anglais de temps à autre strictement quand nécessaire.
      • Elle a l’intelligence de faire répéter les gens et de leur donner la chance de s’auto-corriger avant de les corriger elle-même. Cela évite le côté désagréable d’être corrigé tout le temps, tout en aidant à mieux observer comment on parle et comment la langue fonctionne, pour mieux la parler.
    • Je savais ce que je voulais apprendre. Je ne faisais aucun devoir (parce que je n’aime pas ça et que je compensais via les rencontres) mais je ne venais pas les mains dans les poches pour autant. J’avais tout le temps des choses à raconter et des choses que je voulais découvrir.
  • Je rencontrais beaucoup de monde avec qui je pouvais utiliser ce que j’avais appris en cours.
    • Comme mentionné, je m’améliorais avec chaque nouvelle rencontre ou presque, comme un comédien.
    • Ces rencontres me faisaient aussi découvrir quels autres sujets de conversation je voulais être capable d’aborder.
    • Je prenais des notes. Je n’allais jamais boire de verre sans prendre un stylo et du papier. (Pour noter, annoter et gribouiller).
  • C’était un cercle vertueux ! Ma prof m’aidait à me préparer, les rencontres à pratiquer. Puis les rencontres m’aidaient à explorer de nouvelles pistes, que j’approfondissais ensuite en cours. Je m’améliorais ainsi de cours en cours et de rencontre en rencontre.
    • Cours et rencontres finissaient d’ailleurs par se ressembler : beaucoup des personnes que je rencontrais m’aidaient à apprendre de nouvelles choses que je voulais savoir dire ; tandis que mes cours étaient de plus en plus détendus et ressemblaient de plus en plus à une conversation entre amis.
  • Je travaillais aussi la grammaire avec, de mon côté, un livre de grammaire et, en plus, un prof orienté grammaire (différent de la prof mentionnée plus haut), assez cher, ce qui m’obligeait à avancer sur le sujet.
    • C’était d’autant plus important en hongrois (où la grammaire est très différente). Etudier la grammaire permet de faire le tour de ce qui est différent entre notre nouvelle langue et notre langue natale.
    • Lorsqu’on étudie la grammaire en immersion (en complément de parler la langue !), on a au moins le plaisir de pouvoir observer la grammaire partout autour de nous et de voir que ça nous sert à comprendre.
    • Pour l’anglais, à vous de voir si la grammaire vous pose souci puis à élucider quels points travailler exactement.

J’appelle ce type d’approche une approche multi-angles parce que l’on attaque la langue de tous les côtés. On peut le faire en restant chez soi. L’avantage à le faire en immersion à l’étranger est que les opportunités de rencontrer des natifs sont multipliées par dix, pourvu d’être ouvert et sociable – et d’éviter les expats francophones.

Approche multi-angles : attaquez l'anglais de tous les côtés

La systémique

Avant de continuer à vous dire ce qui m’a permis d’avoir un niveau conversationnel en hongrois grâce à deux mois en immersion, j’aimerais vous parler des systèmes.

Face à un projet, on compte trop sur notre volonté et notre motivation. Le problème est que les deux s’épuisent :

  • Notre volonté diminue avec notre fatigue.
  • Et, sans progrès, notre motivation diminue avec le temps, tandis qu’elle encaisse de bons coups lorsque nous rencontrons des obstacles.

Une meilleure ressource sur laquelle s’appuyer, plutôt que notre volonté et notre motivation, ce sont les systèmes et la pensée systémique.

Au lieu de croire à tort que la volonté suffit à réussir, songez à la manière dont vous pouvez vous obliger à réussir.

Dans mon cas, le fait de m’interdire de parler anglais ou français m’obligeait à réussir en hongrois.

Soit j’apprenais le hongrois et me faisais des amis dans la langue et profitais de mon séjour et accomplissais mon objectif (et profitais de la vie !). Soit je restais dans mon coin, comme une crotte, seul et à ne parler à personne.

Vraiment, ce n’était pas un choix compliqué !

J’avais mis les conditions en place pour me forcer à apprendre la langue.

Notes que c’est quelque chose qui n’aurait jamais réussi si j’étais parti avec l’idée que « je ferais du hongrois de temps en temps, quand j’en ai envie ».

En d’autres termes, les contraintes ont du bon, pourvu de les choisir et de les mettre à notre service.

Pour atteindre un but, concevez donc un système où vous êtes obligé d’atteindre ce but.

Les voyages en immersion sont un bon moyen d’apprendre l’anglais : vous êtes dans le bon environnement et votre environnement influe sur vous.

En revanche, ce n’est pas suffisant pour apprendre l’anglais parce que vous pouvez continuer à faire une majorité de choses en français (les français sont partout et Internet nous permet de partir à l’autre bout du monde sans jamais couper le cordon avec notre monde de départ).

Donc songez à cela face à vos buts (en anglais ou autre) :

Quel système pouvez-vous mettre en place pour être obligé de réussir ?

Vous avez l’essentiel de mon histoire et de ce qui m’a permis d’apprendre le hongrois ou, du moins, d’avoir des bases solides pour pouvoir communiquer et VIVRE dans la langue.

Une autre chose qui m’a grandement aidé est d’avoir lu énormément sur la manière dont le cerveau fonctionne et dont on apprend une langue. Je savais ce qu’il fallait faire en théorie et en pratique.

Je savais aussi décomposer une langue étrangère – énorme – en sous-parties plus digestes, pour mieux apprendre et être sûr d’avancer. C’est ce que l’on appelle le morcellement – un des concepts-clés pour apprendre à apprendre.

(Ces recherches et mes voyages ont donné naissance en 2011 à mon deuxième livre, Le don des langues).

Oh, et ce premier voyage en immersion est aussi parmi des mois les plus heureux de ma vie. Apprendre une nouvelle langue, faire beaucoup de rencontres et me voir progresser sans cesse me donnaient une certaine douceur de vivre (intensifiée par le choix du lieu : Budapest est une ville magnifique et très agréable pour sortir). Cela m’a aussi donné une certaine confiance en moi qui m’a encouragé par la suite à partir pour un tour du monde linguistique. Se lancer dans un projet et le réussir est peut-être le meilleur moyen de construire sa confiance en moi.

Immersion en RussieImmersion en Russie

Immersion échouée

C’est bien de parler de ce qui fonctionne mais on a tendance à mieux retenir ce qui ne fonctionne pas, surtout lorsque ça arrive aux autres. Cela nous aide à voir les pièges à éviter.

J’aimerais donc vous parler de mes premiers contacts avec la langue russe et du fait que l’immersion ne rend pas l’apprentissage de la langue automatique.

On pense parfois que l’immersion fait tout… que, si on est dans le pays, à entendre et voir la langue partout chaque jour, notre cerveau va naturellement la comprendre, l’assimiler et nous permettre de la parler. Cette idée reçue vient je crois de la manière dont on apprend notre langue natale : on baigne dedans, et le reste semble suivre comme par magie ! C’est malheureusement une idée déconnectée de la réalité.

Les enfants passent leur temps en immersion, certes, mais ils passent leur temps à travailler la langue d’une manière ou d’une autre, que soit avec leurs parents qui leurs racontent une histoire, ou au jardin d’enfant avec des activités d’éveil, ou bien avec d’autres enfants… Cela ressemble souvent à du jeu mais cela reste une forme de travail. Ils apprennent au prix d’efforts constants, à plein temps –– et avec pour nécessité de s’intégrer au groupe. Ce n’est pas l’immersion qui opère sa magie mais les heure passées à découvrir la langue, qui sont récompensées.

Notez aussi qu’ils apprennent très, très lentement : les enfants passent entre 12 000 et 15 000 heures à apprendre leur langue natale ! [source : Diane Larsen-Freeman (1991)] Je ne sais pas si vous avez eu une conversation avec un enfant de cinq ans récemment… C’est mignon mais loin d’être impressionnant pour cinq ans de travail ! A comparer aux milles heures nécessaires à un adulte pour apprendre l’anglais à un niveau C2, chiffre ridiculement bas en comparaison.

Bref, l’immersion ne fait pas tout, comme je l’ai appris à mes dépends.

Après avoir acquis de solides bases de hongrois, je me lançais dans un tour du monde qui m’amena en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Argentine, en Colombie, aux Etats-Unis… avec quelques crochets par la Hongrie pour ne pas perdre ce que j’avais acquis… et, enfin, en Russie. (Le russe et le hongrois sont deux langues totalement séparées et l’un n’aide nullement pour l’autre).

J’attaquais le russe assez sûr de moi. J’avais réussi à dompter le hongrois après tout, langue souvent présentée comme « la plus dure d’Europe ».

J’avais prévu de passer trois mois en Russie. Et c’est ce que je fis.

Problème : je débarquais avec zéro connaissance du russe (et un trop-plein de confiance en moi qui était, on peut le dire, de l’arrogance).

Je pensais pouvoir apprendre avec quelques livres et avec l’immersion… Qui plus est, ma copine (et, à vrai dire, future femme) était russe. Je pensais que le russe rentrerait dans mon cerveau comme une lettre à la poste… C’est comme ça que ça fonctionne en immersion, non ?!

C’était bien naïf :-)

Après trois mois en Russie, je n’étais toujours pas capable de tenir une conversation.

Avec le recul, rien de surprenant :

Je n’avais rien mis en place pour me forcer à apprendre la langue.

J’avais passé plus de temps en Russie à travailler qu’à quoi que ce soit d’autre. Or, rien ne remplace le simple fait de passer du temps avec la langue. Ma capacité à apprendre était limitée par le nombre d’heures investies à pratiquer la langue qui était lui-même limité par mes choix et mon manque d’organisation sur place.

Pour ce qui est des nécessités de la vie (qui en immersion obligent normalement à se démerder un minimum), ma copine pouvait tout interpréter pour moi et sa famille était d’une grande aide. C’était appréciable et pratique mais cela m’a évité ce coup de pied au cul qui force à apprendre.

Après trois mois en Russie, je connaissais plus ou moins l’alphabet et, à un certain degré, la prononciation, mais j’étais bien loin de parler la langue ou de maîtriser les bases.

Parfois, les nécessités de la vie s’interposent et ça fait partie du jeu. A l’époque, ma priorité était de travailler. Mais ce sont des choses à prévoir et l’immersion ne sera jamais une solution miracle à ce type de problèmes.

Il faut savoir s’organiser. Ou, comme le dit le dicton :

By failing to plan, you plan to fail. (En omettant de planifier, vous planifiez d’échouer.)

Conseils pour apprendre l’anglais en immersion

Passons à la morale de l’histoire. A quoi faire attention pour réussir son immersion en anglais ?

La leçon que l’on peut tirer de tout ça est que :

Si vous ne planifiez pas votre immersion pour être forcé de pratiquer l’anglais, la langue ne rentrera pas toute seule et vous passerez à côté de ce que l’immersion a à vous offrir : des heures et des heures de pratique, avec des natifs.

L’immersion n’est pas une solution, c’est un moyen. A vous de bien utiliser ce moyen, au risque de regretter de ne pas avoir saisi l’opportunité.

Les pièges éviter

  • Penser que l’immersion fait tout – non, c’est à vous de fournir le travail.
  • S’autoriser à parler français – vous devez délaisser votre ancien environnement pour vous intégrer au nouveau.
  • Passer son temps avec des francophones – fuyez-les !

Les deux derniers pièges s’évitent en choisissant bien où partir pour apprendre l’anglais en immersion.

Les pistes à suivre

  • Mettez en place un système où vous êtes forcé de pratiquer l’anglais. Ex:
  • Pratiquez l’anglais tous les jours, plusieurs fois par jour, ou ce que j’appelle le rythme ultradien pour les langues.
  • Débarquez dans le pays avec au moins quelques notions, pour avancer plus rapidement une fois sur place.
  • Pensez en anglais, même à un niveau débutant.
    • Repensez à et ré-utilisez le peu que vous connaissez, notamment lorsque vous vous baladez. Cela rendra l’anglais familier.
  • Faites des siestes
    • A travailler beaucoup la langue, vous allez vous surprendre à être fatigué (d’une bonne fatigue). Rien de mieux que les siestes pour permettre à votre cerveau de souffler et de consolider sa mémoire.

Vous fixer des objectifs qui dépendent de vous vous aide à vous y tenir et à vous motiver.

Je n’ai pas le temps de m’étendre ici sur les siestes mais gardez simplement en tête que la mémoire se consolide durant le sommeil et que les siestes vous aideront à mieux mémoriser (pourvu, évidemment, d’avoir pratiqué suffisamment !!!) et à tenir le rythme.

« Je glande pas, je consolide ma mémoire ! »« Je glande pas, je consolide ma mémoire ! »

Combien de temps pour apprendre l’anglais en immersion

Vous vous demandez sans doute Combien de temps pour apprendre l’anglais en immersion totale ? Il n’y a pas de réponse toute faite. Cela dépend du niveau que vous visez. Gardez en tête de compter en heures plutôt qu’en mois. Voyez mon article Combien de temps pour apprendre l’anglais. La réponse reste la même que vous soyez en immersion ou non car, peu importe où vous vous trouvez sur Terre, la question n’est pas tant votre emplacement que le nombre d’heures que vous passez à utiliser l’anglais.

(L’immersion vous aide à avoir des piqûres de rappel quand vous vous promenez dans la ville, en lisant les panneaux ou en écoutant les passant, et c’est agréable, mais cela ne représente qu’un temps de pratique minimum).

En immersion, entre les opportunités de rencontres, la motivation, l’environnement et tout ce qui vous aidera à faire plus d’anglais sans avoir l’impression de trimmer, vous devriez pouvoir monter à cinq heures de pratique journalière je pense. Visez un grand minimum de trois heures par jour. Si les choses se passent aussi bien pour vous en anglais qu’elles se sont passées pour moi en hongrois – ce que je vous souhaite ! – vous devriez vous retrouvez à pratiquer sans compter.

Où apprendre l’anglais en immersion

J’aimerais maintenant me concentrer sur la plus grosse erreur que font les francophones qui partent en immersion linguistique pour apprendre l’anglais.

Cette erreur est très simple :

Les francophones partent tous apprendre l’anglais aux mêmes endroits !

Londres, New York ; l’Australie pour les plus aventureux (un pays immense mais où les gens sont concentrés dans les mêmes grandes villes).

C’est incroyable et ce manque d’imagination est à vrai dire un peu désolant.

Immersion anglais LondresLondres, sixième ville française d’Europe ?

Alors, si vous êtes déjà parti ou que vous êtes attirés par de telles destinations, je peux le comprendre. Ce sont des noms quasiment mythiques et plus populaires que, disons, Scranton, Pennsylvania. Et ce sont de belles villes… Mais là n’est pas la question !

Si vous voulez visiter ces endroits, vous pouvez y partir en vacances.

Mais pour apprendre l’anglais en immersion, partez ailleurs.

Partez à la recherche de petites villes sans étrangers, vous serez alors le seul étranger ou presque, ce qui présente plus d’un avantage :

  • Vous serez obligé de parler anglais (avantage suffisant pour y aller)

Mais, aussi, comme vous serez le seul étranger ou presque :

  • Tout le monde sera curieux de vous parler !

Etre français est un avantage quand on voyage. Nous avons une réputation positive : la France est un pays cultivé, Paris est réputée la ville la plus belle et la plus romantique au monde, l’univers du luxe projeté par de grandes marques françaises déteint aussi un peu sur chacun de nous…

Mais quand, à Londres ou New York, vous êtes le quinzième français de la journée, et le centième étranger, à commander quelque chose dans un resto, avec un accent à couper au couteau… Eh bien, cela perd de son charme ! Ce qui serait charmant dans une petite ville, où les gens auront la patience et la curiosité de vous écouter, devient insignifiant, voire ennuyeux et irritant, dans une ville stressée comme Londres ou New York, ou même internationale comme Sydney ou Melbourne.

Réfléchissez-y : est-ce que vous voulez être le énième étranger de la journée ? Ou bien est-ce que vous voulez vivre une belle aventure dans un endroit où vous êtes « exotique » ?

Evidemment, cela demande un peu plus de courage de partir dans un coin méconnu que de suivre les sentiers battus. Tant mieux. Ça veut dire que les courageux et les courageuses seront récompensés.

Partez dans les endroits méconnus – et par définition, je ne peux pas vous dire où exactement, je peux juste vous dire quels coins éviter.

Au passage, lors de mes deux-trois mois en immersion, ma blague avec les locaux consistait à dire (dans la langue), dès que j’entendais des français « Oh non, des français ! Vite ! Ils font qu’on s’échappe de là ! » En plus de maintenir mon immersion linguistique, cela créait un comique de répétition face aux touristes. Cela me faisait aussi sortir du lot pour être le français qui parle la langue plutôt que le touriste.

Je ne suis pas convaincu que nous aimions tous vivre en ville et certainement pas tout le temps. Choisir un endroit plus petit ou plus beau en terme de nature et de paysages peut être cette bouffée d’air frais qui rendra votre séjour en immersion plus agréable que celui des autres, et vous laissera des souvenirs inoubliables.

Enfin, si vous voulez une immersion totale en anglais pas cher, opter pour les endroits plus petits et moins connus vous permettra de partir plus longtemps, plus facilement. Ou même de partir tout court ! Personnellement, si je dois choisir entre deux mois dans un endroit perdu où tout le monde veut me parler parce qu’il y a peu d’étrangers, ou une semaine a New York… Le choix est vite fait !

A vous de mettre les chances en votre faveur dans le choix de votre destination : combien d’heures de pratique obtiendrez-vous en anglais en partant pour telle destination plutôt que telle autre ?

Immersion en anglais (petite ville)Les petites villes, un choix intelligent pour son immersion en anglais

Comment préparer son voyage en immersion

Avant de partir apprendre l’anglais en immersion totale, je vous conseille d’être au moins familier avec la langue anglaise. C’est-à-dire, essayez d’avoir au moins les bases minimes qui vous permettront de lire les petites annonces et de débarquer sur place sans que ce soit un calvaire. (Histoire de débuter votre immersion en anglais du bon pied plutôt que de subir les choses).

Niveau linguistique

Pour préparer votre immersion linguistique en anglais, vous avez besoin selon moi de vous préparer ainsi :

  • Soyez familier de la phonétique anglaise, pour comprendre l’anglais oral.
    • De bonnes bases en phonétique vous permettront de pouvoir parler au lieu d’être obligé de tout écrire.
    • Les accents anglais sont ultra-nombreux, entraînez-vous à comprendre celui de la région.
  • Maîtrisez assez d’anglais pour survivre.
    • Pas besoin de savoir parler de fission nucléaire ni même de politique internationale mais ayez au moins suffisamment de bagage pour pouvoir trouver une auberge puis un logement.
  • Sachez vous présenter et dire ce que vous faites là, pour commencer à briser la glace.

Vous pouvez partir avec plus (plus votre niveau sera élevé, plus vous vous ouvrez d’opportunités) mais je pense que c’est suffisant. Faites attention aussi à ne pas utiliser votre niveau d’anglais comme prétexte pour ne pas partir (« Oh, je partirai quand je serai meilleur ! »), ce serait du perfectionnisme et de la procrastination et vous ferait passer à côté d’une aventure qui vous tente vraiment.

A l’inverse, n’attendez pas de partir pour apprendre l’anglais. L’immersion n’est pas une solution miracle et, plus vous commencez l’anglais tôt, quel que soit votre âge, meilleur sera votre niveau d’anglais.

Niveau logistique :

Pour votre voyage en immersion en anglais, mes conseils d’un point de vue logistique :

  • Partez autant que possible sans aucun besoin de travailler sur place. Cela vous permettra de vous concentrer sur l’anglais, les profs et les rencontres.
  • Préparez-vous mentalement et financièrement. Reculez la date de votre départ si ça veut dire partir dans de bonnes conditions. Mais dès que les conditions sont réunies, allez-y !
  • Achetez vos billets à l’avance, de préférence deux-trois mois avant (voire plus si vous partez très loin).
    • C’est moins cher ainsi, d’une part.
    • Surtout, d’autre part, vous serez super motivé une fois que vous aurez votre billet ! Ça vous aidera à vous préparer et à bosser l’anglais avant votre départ.

Pour travailler votre anglais avant de partir, je vous recommande évidemment Click & Speak™ parce que c’est le produit le plus intelligent pour apprendre l’anglais – il vous fait travailler la phonétique, le vocabulaire et la grammaire, de manière vivante et progressive, avec de 20 minutes à trois heures d’anglais par jour !

Enfin, gardez en tête que de tels voyages en immersion sont en grande partie une aventure humaine. Etre ouvert et savoir aller vers les autres, savoir briser la glace, avoir le sens de l’humour, savoir écouter, savoir faire le premier pas vers autrui… sont autant de qualités que vous gagnerez à développer, avant et pendant le voyage, pour faire des rencontres et bénéficier de votre immersion. (Les livres en anglais sur le développement personnel et la communication ne manquent pas).

Voilà. C’est tout sur l’immersion en anglais pour le moment. J’en reparlerai à l’avenir dans un article sur l’immersion en anglais en France et sur comment créer sa bulle d’immersion en anglais. D’ici là, je vous souhaite bon voyage et d’excellentes aventures linguistiques.

Bonne immersion !

Maintenant, lisez ceci :

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Comment apprendre l’anglais en immersion.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.


Les verbes à particules anglais

Les phrasal verbs

Phrasal verbs (verbes à particules anglais)

Les phrasal verbs (ou verbes à particules anglais) sont parmi les verbes les plus courants en anglais, surtout à l'oral

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


2 November 2016

Les phrasal verbs sont les verbes à particules anglais. Ils font partie des verbes les plus courants en anglais et leur sens peut changer complètement selon la particule.

Nous allons voir les verbes à particule anglais les plus utilisés, avec leur sens et de bons exemples avec Phonograph™. Le but est que les phrasal verbs vous deviennent familiers et que vous n’ayez plus peur de les utiliser !

Définition

Phrasal verb en anglais (prononcé /ˈfɹeɪ·zəl vɝb/), ou verbe à particule en français (aussi appelé verbe composé) :

Verbe suivi d’une particule qui change le sens du verbe.

Exemples :

  • go on : Go on! (Continue)
  • come up : We need to come up with an idea (Il faut qu’on trouve une idée)
  • come back : Come back! I need to talk to you. (Reviens ! Il faut que je te parle)
  • grow up : Grow up a little! (Grandis un peu !)

Techniquement, la particule en question est un adverbe ou une préposition.

Les quatorze particules les plus courantes sont :

up, out, back, on, down, in, off, over, away, about, around, through, along

Ces quatorze particules servent à former les cent verbes à particule les plus utilisés.

J’insiste sur le fait que la particule change le sens du verbe.

Parfois, elle le change légèrement (to come « venir » et to come back « revenir »), parfois de manière plus subtile (to grow « pousser » mais to grow up « grandir » ).

Bien souvent, le sens ne se déduit pas du verbe et de la particule. Par exemple : to throw « lancer » mais to throw up « vomir » ; to work « travailler » mais to work out « faire de la musculation ».

Cela peut être déboussolant car, même si vous connaissez le sens du verbe et le sens de la particule, vous ne comprendrez pas toujours leur combinaison la première fois que vous les voyez ensemble ! En somme, avec les phrasal verbs, « 1 + 1 = 3 ». Vous devez connaître le sens, plus ou moins caché, du verbe à particule.

Cela peut paraître ennuyant mais c’est aussi ce qui rend la langue anglaise riche ! Les phrasal verbs de la sorte sont très nombreux et aident à rendre l’anglais vivant et imagé.

IMPORTANT ! Concernant la prononciation : les verbes à particules s’écrivent en deux mots mais se prononcent comme s’il s’agissait d’un seul mot. Autrement dit, ne marquez pas de pause entre les deux mots. Prononcez le verbe et sa particule en un souffle, cela rendra votre accent anglais plus fluide.

Et si on parlait du français ?

On dit souvent que les phrasal verbs ne sont pas faciles pour les francophones parce que ce n’est pas quelque chose qui existe en français. Oui mais…

Ce que je voudrais vous montrer, avant de continuer, c’est que l’on a bien quelque chose de très similaire en français. En français, on dit :

  • venir ; partir ; prendre ; mettre

Et cela permet de comprendre les verbes suivants :

  • revenir ; repartir ; reprendre ; démettre,

Mais pas les verbes suivants :

  • devenir ; impartir ; apprendre ; permettre

Mettez-vous dans la peau de quelqu’un qui apprend le français. S’il connaît le sens du mot douter et du préfixe re-, ça ne l’aidera pas à comprendre le sens du mot redouter pour autant.

Vous pouvez voir les verbes à particule anglais comme quelque chose de similaire. Parfois le sens est évident, parfois il vous faudra creuser et apprendre le verbe comme s’il s’agissait d’une nouvelle expression.

La différence d’avec le français est que, évidemment, au lieu d’être un verbe composé d’un seul mot, c’est un verbe composé de deux mots. Notez aussi que la particule est soit juste après le verbe, soit séparée du verbe par un autre mot.

Passons aux exemples !

Liste de phrasal verbs utiles

Les phrasal verbs se retrouvent partout dans la langue anglaise et sont très nombreux. Vous devriez les étudier dès le niveau A2, puis continuer à les renforcer aux niveaux B1, B2 et C1. Voici une sélection d’exemples à divers niveaux.

Niveau A2

Des exemples de base :

Ce sont des verbes ultra-courants qui changent de sens à cause de la particule.

Niveau B1

Observez :

Vous remarquerez que, dans chaque seconde phrase, la particule est séparée du verbe (par l’objet du verbe).

Avec des verbes de niveau B1 maintenant :

Ici, sans la particule, ces phrases ne seraient pas correctes. Pour info, le sens de ces verbes sans la particule : to trade = échanger, to brush = brosser, to shove = fourrer, et to pitch = lancer (c’est un synonyme de to throw).

Niveau B2

Au niveau B2, vous voudrez continuer à apprendre à former des phrasal verbs avec de nouveaux verbes :

to soak = absorber, to burst = exploser, to patch = recoudre/raccommoder, to buckle = boucler (une ceinture). Notez que la particule up indique souvent qu’une action est complétée (to soak up = absorber (complètement) ; to buckle up = boucler (complètement)) – cela met l’accent sur le résultat plutôt que sur l’action.

Observez maintenant des exemples avec double prépositions :

Niveau C1

A partir du niveau C1, vous verrez beaucoup de synonymes mais aussi beaucoup de sens supplémentaires pour des mot que vous connaissez déjà.

Par exemple, observez ici que le verbe to back up a de nombreux sens. Selon le contexte :

Au-delà du niveau C1, vous découvririez des verbes à particule supplémentaires et de plus en plus rares.

Vidéo : conférence sur les phrasal verbs

Pour réviser tout cela, regardez cette conférence dédiée aux phrasal verbs ou verbes à particules.

Sommaire :

  • 03:55 · Rappel les 3 grands moyens pour réussir en anglais (phonétique, vocabulaire, grammaire)
  • 09:51 · Les phrasal verbs les plus importants en anglais
  • 01:09:31 · S’organiser en anglais
  • 01:17:35 · Questions-Réponses
  • 01:28:44 · Plus d’aide en anglais

Conférence Phrasal verbs, PDF

Le PDF de la conférence est ici :  Phrasal Verbs (PDF)

Noms dérivés de phrasal verbs

Enfin, notez que de nombreux verbes à particules donnent naissances à des noms. Par exemple :

  • to warm up (s’échauffer) a donné a warm-up (un échauffement) ;
  • to back up (sauvegarder) a donné a backup (une sauvegarde) ;
  • to lay off (licencier un employé) a donné a layoff (un licenciement) ;
  • to turn up (venir, apparaître, notamment à un événement) a donné the turn-up (le nombre de personnes qui viennent à un événement, c’est-à-dire la taille du public).

Le nom s’écrit alors avec un tiret (back-up) ou tout attaché (backup). (Il n’y a pas de règle ; selon le mot, une orthographe ou l’autre sera plus courante mais les deux restent correctes).

Voir aussi

Les phrasal verbs sont très nombreux. Dans Click & Speak, j’en enseigne un minimum de 153 dans les Monologues et j’en utilise beaucoup plus dans le reste des Monologues et dans les Dialogues.

Tout ça pour vous dire que vous ne maîtriserez pas tous les verbes à particules en un article mais que c’est un travail sur la durée. J’espère que cet article vous a déjà permis d’y voir plus clair avec des explications et des exemples vivants.

Comment les retenir ?

Pour retenir les phrasal verbs, apprenez-les dans le contexte de phrases vivantes. Apprendre juste l’infinitif du verbe ne sert à rien. Vous devez voir comment ils s’utilisent à l’oral au quotidien. Cet article devrait déjà vous aider à mieux les observer dans les contenus en anglais que vous utilisez.

Pour aller plus loin sur les phrasal verbs, consultez :

Enfin, pratiquez, pratiquez, pratiquez ! Les verbes à particules sont partout et, plus vous pratiquez, plus vous les observerez et les retiendrez naturellement. Etendre votre vocabulaire sur les phrasal verbs enrichira votre anglais et le rendra plus vivant et plus proche de celui d’un natif. Cela vous aidera aussi à être mieux compris des anglophones.

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Les phrasal verbs.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. Merci Fabien pour cet excellent article. Juste une erreur dans le niveau B2, 3ème phrase la traduction n’est pas la bonne (did you patch ….)

    Au plaisir de te lire. Laurie

  2. Salut Fabien,

    Merci pour cet article. A propos de "backup" j’avais en tête l’idée d’un "plan de secours", solution alternative (qui se rapproche de la sauvegarde !) A bientôt !

    1. Hello Alice,

      A backup plan c’est en effet un plan de secours. C’est très proche de l’idée de plan B.

      On peut observer au passage que les divers sens du verbe back up ont la même origine. Il s’agit le plus souvent de reculer ou de revenir en arrière, que ce soit au sens propre ou figuré :

      • back up a little: recule, éloigne toi (sens littéral)
      • back up a little: you said Nancy did what?: recule dans l’histoire, reviens en arrière (sens figuré)
      • back up your claims: soutiens tes propos (avec des preuves), on peut y voir l’idée de revenir à ce que l’on a dit, pour le renforcer par des preuves.
      • back up the data: sauvegarde les données. Avoir une copie de sauvegarde nous permet en effet de revenir en arrière (retour à la dernière version sauvegardée).

      Au passage, on pourrait rajouter le nom backup comme dans I need some backup (j’ai besoin de renfort), comme pourrait le dire la police.

      Le sens des phrasal verbs évolue souvent du propre au figuré.

      Fabien


Apprendre en anglais et enrichir votre vie

Les meilleurs sites pour apprendre à partir de l’anglais

Apprendre en anglais (à partir de l'anglais)

Un ordi, une connexion Internet… et le monde du savoir s'ouvre à vous – pourvu de parler anglais

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


10 October 2016

Il y a un moment où vous devez arrêter d’étudier l’anglais pour, à la place, vous mettre à le pratiquer. L’anglais n’est pas une fin en soi, c’est un moyen de faire des choses plus intéressantes dans la vie. Et cela passe par le fait d’apprendre des choses en anglais.

Mon histoire, c’est que je suis devenu bilingue en anglais parce que je me suis formé à l’informatique, la programmation, le développement personnel, la psychologie, la communication, l’entrepreneuriat, la musique et une quantité d’autres domaines passionnants en anglais.

Si j’avais étudié tous ces sujets en français, je n’aurais jamais fait décoller mon niveau d’anglais… et j’aurais un niveau beaucoup plus faible (voire inexistant) dans ces domaines aujourd’hui, faute de ressources disponibles en français !

Bref, apprendre en anglais a plus de valeur que d’apprendre des choses à propos de l’anglais. C’est en forgeant que l’on devient forgeron – donc forgez en anglais !

Dans cet esprit, j’aimerais partager avec vous les meilleurs sites disponibles de nos jours pour apprendre en anglais. Ce sont des sites utilisés par des millions de personnes à travers le monde, et qui font partie d’une véritable révolution dans le domaine de l’éducation.

Grâce à Internet, il est plus facile que jamais de vous auto-former et peut-être, en passant, de transformer votre vie. Alors, vous restez sur le banc de touche, ou bien vous rejoignez la révolution de l’éducation ?!

Apprendre en anglais gratuitement à l’université en ligne

Les sites suivants vous permettent d’apprendre en anglais. Il s’agit de cours offerts par des universités, en bonne partie gratuitement.

Illustration : Apprendre en anglais avec coursera

Coursera

Take the world’s best courses, online. (Prenez les meilleurs cours au monde, en ligne.)

Coursera peut en effet se vanter d’héberger des cours d’universités et d’instituts aussi prestigieux que Stanford, UPenn, Duke University, Berklee College of Music et de nombreux autres du monde entier (28 pays, 146 partenaires).

Comme à la fac, les cours débutent à une date fixe. Il faut s’inscrire en temps et en heure.

Vous pouvez suivre des tonnes de cours, que ce soit dans le domaine de l’entreprise, de l’informatique ou de la science des données (data sciences). Bref, de quoi donner un joli coup de pouce à votre carrière ! Et si vous préférez suivre un cours de philosophie, de mythologie grecque ou de développement personnel, vous y trouverez aussi de quoi vous occuper intelligemment.

Le site est gratuit – vous pouvez suivre tous les cours gratuitement. En revanche, pour obtenir une attestation comme quoi vous avez suivi un cours, il faut payer (un système de bourse est disponible si besoin, il suffit de remplir un formulaire).

Illustration : Apprendre en anglais avec edX

EdX

EdX, créé par le MIT et Harvard, avec des contributions de nombreuses autres universités, propose lui aussi un catalogue de cours de niveau universitaire sur de nombreux sujets.

Certains cours peuvent être suivis en autonomie, d’autres ont une date limite d’inscription.

EdX a aussi la particularité d’offrir un système d’accréditations avec ses MicroMasters (et anciennement ses XSeries). Ce sont de mini-diplômes qui ont l’avantage d’être reconnus par de grandes sociétés telles que, pour en citer quelques-unes, IBM, Volvo ou General Electric.

Les MicroMasters proposent, par exemple, des formations de développeur Android, de management ou de formation hôtelière.

Illustration : Apprendre en anglais avec Open Yale Courses

Open Yale Courses

Difficile de faire plus prestigieux que l’université de Yale. Avec Open Yale Courses, l’université partage des cours de premier degré dans une variété de disciplines.

Ces cours ont été filmé en classe, sur le campus de Yale, et incluent des sujets aussi variés que l’évolution, l’histoire, la littérature anglaise, la physique, la psychologie ou la chimie organique. Les supports de cours sont également disponibles. A vous de choisir !

Ce site est beaucoup moins interactif que les autres et n’offre pas d’attestation de suivi des cours mais il est l’occasion de passer du temps dans une salle de classe américaine avec certains des professeurs les plus respectés au monde dans leur discipline.

Les cours sont disponibles au format vidéo sur le site officiel, sur YouTube ou bien au format audio sur iTunes.

Illustration : Apprendre en anglais avec MIT OpenCourseWare

MIT OpenCourseWare

MIT OpenCourseWare (ou MIT OCW) offre accès gratuitement à tous les cours de premier et deuxième cycle du MIT.

Pour info, ces cours en eux-mêmes ne donnent droit à aucune attestation. En revanche, vous pouvez passer des tests pour obtenir un certificat qui prouve que vous maîtrisez le cours en question. Ces tests peuvent être passés sur le site EdX dont nous parlions plus haut, recherchez simplement MITx dans la liste des cours.

Autres cours gratuits de qualité

Les sites ci-dessus ont l’avantage de vous permettre d’apprendre en anglais en suivant des cours de niveau universitaire mais il n’y a pas que la fac pour apprendre ! Notamment, ces sites sont une bonne alternative :

Illustration : Apprendre en anglais avec kadenze

Kadenze

Kadenze offre des cours dans le domaine des arts et de la technologie.

Les cours sont disponibles gratuitement. En revanche, si vous voulez rendre des devoirs, obtenir des corrections et obtenir des attestations, une modeste contribution de dix dollars par mois est demandée.

Si vous désirez apprendre le graphisme, le piano ou encore comment mélanger intelligence artificielle et musique, de tels cours sont actuellement disponibles au catalogue.

Illustration : Apprendre en anglais avec Khan Academy

Khan Academy

Salman "Sal" Khan bossait en tant qu’analyste dans un edge fund. Il n’avait donc pas l’habitude, comme il en plaisante lui-même, de contribuer au reste de la société ! Puis, à la même époque, il s’est mis à donner des cours de maths à ses cousins. Comme de plus en plus de personnes lui demandaient des cours, il a commencé à héberger ses cours gratuitement sous forme de vidéos sur YouTube. Celles-ci se sont révélées de plus en plus populaires, au point de l’amener à quitter son boulot pour s’y consacrer à temps plein.

Ainsi naissait Khan Akademy. Aujourd’hui, le site est utilisé par des millions de personnes pour apprendre les maths, la physique, la chimie, la biologie, l’électrotechnique, l’astronomie, la programmation, la grammaire, la musique, l’histoire ou encore l’économie. C’est devenu un projet énorme soutenu par de nombreuses personnalités telles que Bill Gates et utilisé dans des milliers d’écoles en Californie.

L’avantage du site dédié Khan Akademy est qu’il permet de suivre de suivre ses progrès et de s’entraîner sur des exercices. Les vidéos restent aussi disponibles sur YouTube.

Sites payants pour apprendre en anglais

Côtés sites payants, les sites suivants, en anglais, offrent eux aussi diverses formations pour apprendre et se former :

Illustration : Apprendre en anglais avec Udacity

Udacity

Udacity offre des cours, principalement dans le domaine de la technologie, notamment pour répondre aux besoins de la Silicon Valley (ou de zones et sociétés aux besoins similaires). Cela se fait en partenariat avec de grands noms tels que Google, AT&T, Facebook, Salesforce, ou Mercedes-Benz.

L’idée d’Udacity est de former les gens à des compétences très demandées, avec un système de certification, et à une fraction du coût habituel. Cela passe notamment par la création de nanodegrees (littéralement, « nano-diplôme »), des formations à court terme (entre 6 mois et un an en moyenne) sur une compétence spécifique. Le site a par exemple récemment débuté un nanodegree intitulé Self-Driving Car Engineer.

Illustration : Apprendre en anglais avec Skillshare

Skillshare

Le concept de Skillshare est de vous enseigner des compétences dans des domaines créatifs, en réalisant des projets. Les cours sont de courte durée, afin de les rendre digestes.

Concrètement, ça veut dire que vous pouvez y apprendre des choses aussi variées que la cuisine, la photo, l’écriture, le graphisme ou diverses activités artisanales. Vous apprendrez en agissant.

Le monde des affaires et de la technologie sont aussi bien représentés sur le site mais ce qui distingue vraiment Skillshare des autres sites présentés sur ces pages, c’est d’offrir un catalogue aussi équilibré. Que vous souhaitiez apprendre à faire vos propres glaces ou la calligraphie, vous devriez pouvoir y trouver votre bonheur. Bref, vous pouvez y pratiquer votre anglais sur une de vos passions !

Le site offre un mélange de cours gratuits et de cours payants.

Illustration : Apprendre en anglais avec Udemy

Udemy

Udemy est une boutique en ligne où chacun peut acheter et vendre des formations, sur tous les sujets imaginables. La qualité varie évidemment selon l’auteur mais l’avantage est de pouvoir y naviguer un large choix de cours (y compris certains gratuits) et de voir ce qu’en ont pensé les autres élèves, grâce à un système de notes et d’avis.

Les cours sont disponibles au format vidéo (en majorité) ou audio, souvent accompagnés de PDF.

Illustration : Apprendre en anglais avec Lynda

Lynda

Lynda n’est pas aussi innovant que le reste des sites mentionnés dans cet article mais a l’avantage d’exister depuis des années. Lynda offre ainsi une tonne de cours, dans de nombreuses disciplines. Les cours, au format vidéo, sont enregistrés par des professionnels.

Sites pour apprendre à programmer

Les sites liés à la technologie sont pionniers dans cette révolution de l’éducation en ligne. Notamment, les sites pour apprendre à programmer font preuve de beaucoup d’innovation.

En plus de ce que vous pouvez trouver sur les plate-formes citées plus haut, voici une petite sélection de sites pour apprendre à coder. L’anglais est la langue du progrès technologique. Cela n’a, à mon humble avis, aucun sens d’apprendre à coder dans une langue autre que l’anglais.

Sélection de sites pour apprendre à coder

  • CodeCademy · Le plus gros sites au monde pour apprendre à coder. Les exercices sont interactifs et ludiques. Vous codez et voyez directement le résultat.

  • CodeSchool · Une alternative à CodeCademy. Un mélange de vidéos et d’exercices interactifs pour apprendre à programmer. Comme un jeu, vous gagnez des badges au fur et à mesure de votre progression. Les sous-titres en anglais sont disponibles pour les vidéos.

  • DataCamp · Apprenez la science des données (data science), en ligne, à votre rythme. A l’ère du big data (nous n’avons jamais créé et collecté autant de données qu’à notre époque), c’est une compétence de plus en plus demandée.

  • SQLZoo · Un petit site interactif pour apprendre à utiliser SQL, le langage utilisé pour manipuler les bases de données.

Coder pour mieux penser ?

Apprendre à programmer enseigne à penser. Cela nous enseigne comment résoudre un problème complexe de manière créative, en le décomposant en tâches plus simples. (C’est le principe du morcellement).

C’est une excellente discipline. Tout le monde peut apprendre à programmer et, si vous vous lancez, cela enrichira le reste de votre vie.

Je ne prétends pas que c’est une solution miracle à tous les maux de notre époque mais, ce qui est certain, c’est que plus nous aurons de personnes rationnelles et créatives qui aiment résoudre des problèmes, mieux devrait se porter le monde. Et apprendre à coder enseigne tout cela.

Il y a une pénurie de personnes qui savent programmer. Apprendre à coder, que ce soit à un niveau pro ou même amateur, est un avantage professionnel qui est là pour rester. Même sans avoir un niveau élevé, avoir des bases décentes sera de plus en plus un avantage déterminant dans le monde du travail.

Illustration : Apprendre à coder en anglais (écran)

Qui plus est, il est triste d’utiliser autant de technologie chaque jour sans avoir la moindre idée de la manière dont celle-ci fonctionne. Apprendre à programmer est l’occasion de voir ce qu’il se passe en coulisses. La technologie change le monde, c’est maintenant que cela se passe et il est plus intéressant de vivre cette révolution de l’intérieur plutôt qu’en simple spectateur.

Pour les personnes qui penseraient que c’est un métier d’hommes, sachez que les premiers programmeurs étaient en réalité des programmeuses.

Pourvu (évidemment) d’avoir accès à un ordinateur et à une connexion Internet, apprendre à coder est un des domaines les plus démocratiques au monde. Pas besoin de payer une école ou l’université : toutes les ressources sont disponibles en ligne !

En somme, si vous aimez les défis créatifs et résoudre des problèmes, dans un domaine excitant où vous aurez toujours quelque chose de nouveau à apprendre, lancez-vous ! Ne serait-ce que pour avoir essayé et vous coucher moins bête.

Conclusion

Il existe beaucoup, beaucoup d’autres sites pour apprendre des choses intéressantes à partir de l’anglais mais j’ai voulu sélectionner les meilleurs, pas vous engloutir sous une avalanche de liens. Vous avez ici la crème de la crème. Qu’allez-vous faire partant de là ? Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. L’opportunité d’apprendre est là, à deux clics.

Alors, posez-vous la question : qu’aimeriez-vous apprendre de plus ? Que ce soit pour votre carrière et/ou pour vous épanouir, vers quoi voulez-vous vous tourner ?

Puis faites-le : larguez les amarres virtuelles, ouvrez les voiles du savoir, et partez apprendre en anglais. Vous m’en direz des nouvelles :-)

Have fun learning!

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Les meilleurs sites pour apprendre à partir de l’anglais.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. Hello Fabien,

    Je fais partie de la première vague des utilisateurs de Click & Speak (mais je n’avais pas persévéré durant la 1ere année :-( …mais ce n’est pas plus grave puisque (!) Puisque je me suis réinscrit cette année et que je compte bien aller jusqu’au bout cette fois-ci : parce que je me rends vraiment compte de mes progrès et de la révolution de cette méthode pour moi. En effet, auparavant je n’osais pas parler en anglais tout simplement parce que… je n’étais jamais sûr de la prononciation des mots ! Alors que maintenant, je suis sûr de moi parce que je pratique la phonétique anglaise la meilleure (voix américaines natives = le must !) Alors mille mercis !!!

    Je pourrais m’arrêter là parce que c’est déjà tout simplement ÉNORME pour moi que d’avoir autant d’assurance et d’envie (du coup !) de m’exprimer en anglais à l’oral, mais également à l’écrit (!) … avec mon nouvel accent américain ^^ YES !

    J’ai donc eu la bonne intuition en choisissant de suivre tes cours !!! Tu m’as donc déjà ouvert une porte énorme vers le monde anglophone !

    Et maintenant, tu nous ouvres encore la voie pour passer au next level avec ta liste des sites les meilleurs pour nous former en anglais dans différents domaines ! Wahou ! ou Wow ! Du coup, tu nous élargis encore le champ des possibles (comme dirait Deepak Chopra). Je vais donc les parcourir méticuleusement et t’en dirai des nouvelles après ! It’s wonderful ! BIG THANKS !!!

    Sincerely yours,

    Karl from New Caledonia


Travaillez la prononciation anglaise avec les yeux

Comment trouver la phonétique d’un mot anglais ?

Comment trouver la transcription phonétique d'un mot anglais ?

Tout pour trouver les transcriptions phonétiques en anglais

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


6 October 2016

Connaître la phonétique d’un mot anglais est primordial pour savoir l’accentuer et le prononcer. Dans cet article, je vous montre comment vérifier la phonétique d’un mot anglais avec mes outils préférés.

Mon dico préféré pour trouver la phonétique d’un mot anglais

Mon dictionnaire préféré est Dictionary.com (accessible via dictionary.com ou dictionary.reference.com).

Sur ce dico, vous avez l’audio pour chaque mot mais, aussi, une transcription en Alphabet Phonétique International (API) et une transcription phonétique en anglais brut. Il y a un bouton IPA/Spell en dessous de chaque transcription, pour choisir entre les deux types. Servez-vous en pour être sûr d’afficher la transcription en API.

Quelques exemples utiles de transcriptions phonétiques en anglais :

Cliquez sur les liens pour aller dans le dico.

  • example · Vous voyez que la phonétique du mot s’écrit /ɪgˈzæm·pəl/. L’accent est sur la seconde syllabe, tandis que la première syllabe se prononce avec le /ɪ/ de pink et la dernière avec le /ə/ (le son schwa) de dust.
  • colonel · Ce mot ne compte que deux syllabes ! Et le L est prononcé comme un R : /ˈkɜr·nl/. C’est un exemple extrême de la différence importante entre orthographe et prononciation en anglais.
  • son et sun · Notez simplement que ces mots se prononcent exactement de la même manière (ils sont homophones). Notez que l’on peut aussi retranscrire le mot ainsi : /sən/ (voir plus bas).
  • Wednesday · /ˈwɛnz·deɪ/, seulement deux syllabes, comme je vous le faisais remarquer dans l’article interactif sur la prononciation des jours de la semaine en anglais.

Pour rappel, en API : le symbole qui ressemble à une apostrophe ˈ indique quelle syllabe porte l’accent principal (le signe est placé avant la syllabe accentuée). Le point · indique la coupure entre les syllabes. Enfin, l’accent secondaire est marqué ˌ (placé là aussi avant la syllabe).

Dictionary.com suffit dans beaucoup de cas mais, parfois, il faut plus. Exemples :

  • Vous voulez vérifier s’il y a une différence niveau phonétique entre l’anglais américain et l’anglais britannique.
  • Vous n’entendez pas la même chose que ce que vous indique le site, et vous voulez vérifier dans un autre dico.

Notez aussi que tous les outils ne sont pas toujours d’accord, donc c’est bien d’avoir plusieurs cordes à notre arc. Dans tous les cas, on voudra avoir l’audio autant que possible, pour comparer la transcription phonétique d’un mot à sa prononciation, et habituer nos oreilles.

Dicos supplémentaires pour la phonétique

Wiktionary (plus précisément, en.wiktionary.org) est utile car il donne généralement plusieurs transcriptions phonétiques, selon le pays ou la région. C’est-à-dire que, la plupart du temps, vous avez accès à la transcription phonétique américaine, britannique, voire même celles d’autres dialectes ou d’accents anglais régionaux.

Ce qui est bien avec ce site, aussi, c’est que l’interface est minimaliste – on n’est pas distrait par des pubs ou trop de liens vers d’autres articles.

Seule grosse limite : l’audio est certes souvent présent mais pas toujours.

Exemples intéressants pour comparer anglais US et anglais UK :

Cliquez sur les liens pour aller dans le dico.

  • coffee · La voyelle de la première syllabe est prononcé différemment selon le pays, et même selon la région.
  • laboratory · Prononcé /ˈlæb(ə)·ɹəˌtɔ·ɹi/, avec l’accent sur la première syllabe, aux Etats-Unis. Au Royaume-Uni, on prononce le mot /ləˈbɒ·ɹə·t(ə)ɹi/, avec l’accent sur la deuxième syllabe. (Tandis que le Canada est partagé entre les deux).
  • tomato · /təˈmeɪ·toʊ/, /təˈmɑ·təʊ/

Cambridge Dictionary mérite aussi une mention puisqu’il fournit les transcriptions phonétiques pour l’anglais britannique et américain.

Transcriptions phonétiques automatiques

Y a-t-il un moyen d’automatiser tout cela, par exemple pour des phrases ou des textes ?

Vous pouvez utiliser un de ces deux sites pour obtenir une transcription phonétique automatique en Alphabet Phonétique International :

Notez que tous les systèmes de transcription n’utilisent pas les mêmes conventions. Par exemple, love est souvent retranscrit /lʌv/ en anglais américain – et est correct en anglais britannique – alors qu’une transcription plus correcte serait /ləv/, avec un schwa, en anglais américain.

Si je vois un intérêt à cela, je mettrai en ligne mon propre outil pour afficher instantanément la transcription phonétique d’un mot en anglais américain, en utilisant les mêmes conventions que dans Click & Speak™.

Dans tous les cas, gardez bien en tête que de disposer de la transcription phonétique du mot n’est qu’une partie de puzzle.

Le jeu consiste ensuite à comparer la transcription phonétique anglais à ce que vous entendez (dans des contenus en anglais ou dans le dictionnaire) pour améliorer votre oreille. Plus vous faites cela, plus vous corrigerez votre accent et votre articulation.

En conclusion, amusez-vous à modeler votre prononciation sur celle du dictionnaire, en vous aidant de la phonétique, et vous ferez des progrès quotidiens !

Si cet article vous a appris quelque chose, partagez-le.

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Comment trouver la phonétique d’un mot anglais ?.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.


Illustration : Les mois en anglais avec prononciation et traduction

12 months to pronounce…

Partagez !


Ecrit par

Fabien Snauwaert

@fabiensnauwaert


29 September 2016

Après notre article sur les jours de la semaine en anglais, voyons comment prononcer correctement les mois en anglais. En plus de la prononciation, vous trouverez la traduction, une chanson, comment les écrire et un récap des mois en anglais à imprimer.

Cet article contient des Phonographs™. Cliquez sur les liens pour écouter l’audio. Cliquez sur l’icône en bas à droite de l’écran pour afficher le Phonograph™ et voir la transcription phonétique. Cela vous permet d’écouter les exemples mot par mot ou son par son. Entraînez-vous à répéter en même temps que l’acteur ! :-)

Prononciation

Voyons d’abord comment prononcer les mois en anglais.

Month Mois Transcription API
January Janvier /ˈdʒæn·juˌɛɹ·i/
February Février /ˈfɛb·juˌwɛɹ·i/
ou /ˈfɛb·jəˌwɛɹ·i/
ou /ˈfɛb·əˌwɛɹ·i/
ou /ˈfɛb·ɹuˌwɛɹ·i/
ou /ˈfɛb·uˌwɛɹ·i/
March Mars /mɑɹtʃ/
April Avril /ˈeɪ·pɹəɫ/
May Mai /meɪ/
June Juin /dʒun/
July Juillet /dʒəˈɫaɪ/
ou /dʒuˈɫaɪ/
August Août /ˈɑ·gəst/
ou /ˈɔ·gəst/
September Septembre /sɛpˈtɛm·bɝ/
October Octobre /ɑkˈtoʊ·bɝ/
November Novembre /noʊˈvɛm·bɝ/
December Décembre /dəˈsɛm·bɝ/
ou /dɪˈsɛm·bɝ/

 Légende : transcription API = transcription phonétique en Alphabet Phonétique International.

Remarques sur la prononciation des mois anglais :

  • Les mois anglais sont un bon moyen de s’entraîner sur des mots de plusieurs syllabes. Faites donc attention à quelle syllabe accentuer. (Dans la transcription phonétique, la syllabe accentuée est précédée du symbole ˈ, qui ressemble à une apostrophe).
  • L’orthographe de tous ces mois est assez proche du français mais ne laissez pas le français vous influencer pour autant ! Alors qu’en français nous accentuons toujours la dernière syllabe, un seul mois anglais est accentué sur la dernière syllabe (July, /dʒuˈɫaɪ/ ou /dʒəˈɫaɪ/).
  • Le mot February a plusieurs manières de se prononcer, selon que l’on prononce le R ou non ou qu’on articule plus ou moins. Seule la prononciation de la deuxième syllabe varie, comparez : /-jə-/ ou /-ə-/ ou /-ɹu-/ ou /-u-/ ou /ju/. Dans tous les cas, c’est la première syllabe qui est accentuée et le mot compte un total de quatre syllabes.

Comment écrire les mois en anglais, majuscule ou non ?

Au contraire du français, les mois anglais s’écrivent toujours avec une majuscule ! Techniquement, ce sont des noms propres en anglais (pas en français).

Phrases-exemples

Comme toujours, pour retenir le vocabulaire, on voudra apprendre dans le contexte d’une phrase, avec de l’audio. Voici pour vous aider une sélection de phrases-exemples avec Phonographs™ et traduction. Pratiquez la prononciation des mois anglais en imitant l’acteur.

January (Janvier)
New Year’s Day is on January 1st – in case you didn’t know. (Au cas où tu ne le saurais pas, le jour de l’an c’est le premier janvier.)

February (Février)
Valentine’s Day in on February 14th. (Le jour de la Saint Valentin est le 14 février.)

March (Mars)
Saint Patrick’s Day is on March 17th. (La Saint Patrick est le 17 mars.)

April (Avril)
April Fools’ Day is on April 1st. (Le jour des farces est le 1er avril.)

May (Mai)
In a lot of countries, May 1st is a public holiday. (Le premier mai est un jour férié dans beaucoup de pays.)

June (Juin)
Hellen Keller Day is on June 27th. (Le 27 juin est le jour d’Helen Keller.)

July (Juillet)
July 4th is Independence Day in the United States. (Aux États Unis, le 4 juillet est le jour de l’indépendance.)

August (Août)
In August, this city is usually dead! (Cette ville est généralement morte au mois d’août !)

September (Septembre)
My birthday is on September 13th. (Mon anniversaire est le 13 septembre.)

October (Octobre)
Christopher Columbus arrived in the Americas on October 12, 1492. (Christophe Colomb a atteint les Amériques le 12 octobre 1492.)

Novembre (Novembre)
Thanksgiving is on the fourth Thursday of November. (Thanksgiving tombe le quatrième jeudi de novembre.)

December (Décembre)
December 25th is Christmas Day! (Le 25 décembre, c’est le jour de Noël !)

Cet article utilise des Phonographs™ pour l’audio et la phonétique.
Pour en profiter, utilisez une version récente de Firefox, Chrome ou Safari (Internet Explorer et Edge ont un train de retard et ne sont pas supportés.)

Les mois en anglais en chanson

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez à quel point je recommande d’utiliser des chansons en anglais pour vous accompagner dans votre conquête de l’anglais. Il y a malheureusement peu de chansons célèbres qui utilisent les mois de l’année en anglais dans leurs paroles.

A défaut, voici une chanson pour enfants. Cette chanson a l’intelligence de laisser des trous dans la chanson pour vous laisser répéter :

Les mois en anglais à imprimer

Un petit récap des mois anglais sous forme de fichier PDF à imprimer. Le fichier contient la liste des mois en anglais, leur traduction, la prononciation et les phrases-exemples avec transcription phonétique pour la prononciation. Utile pour les salles de classe.

Cliquez ici pour télécharger le PDF et l’imprimer :

 Les mois en anglais à imprimer

Règles du jeu pour commenter

J'espère que les commentaires sur BilingueAnglais.com seront énergiques, constructifs et intéressants. Cet espace est conçu pour compléter l'article et partager votre expérience ou vos ressources pour apprendre l'anglais.

Pour assurer la qualité du site, tous les commentaires sont relus avant d'être publiés. Les critiques constructives ne sont pas un problème. Les commentaires irrespectueux, mal rédigés, hors-sujets ou commerciaux seront effacés.

Relisez-vous et servez-vous du vérificateur d'orthographe de votre navigateur pour vous assurer d'écrire dans un français ou un anglais sans fautes. Aérez votre texte et utilisez les options de formattage Markdown pour le mettre en valeur. Merci de participer à la vie du site et amusez-vous bien!

Leave a comment

You are leaving a comment on Les mois en anglais avec prononciation et traduction.

Your email address will not be published. Fields marked with an * are required.

  1. Merci Fabien.

    C’est très intéressant ces petits clins d’œil que tu nous envoies pour perfectionner notre anglais.

    Celui-ci est particulièrement intéressant.

    Je ne peux écrire en anglais. Ma tablette me joue des tours et corrige avec des mots qui n’ont aucun sens.

    Je ne comprends pas encore le Phonograph.

    J’attends d’autres petites vidéos. C’est super pour ma poursuite de l’anglais.

    Merci

    Marie- Carmen

  2. Depuis un mois et demi, je me lève avec Clicknspeak, je me couche avec Clicknspeak, et, entre deux, aujourd’hui, je révise les mois! Comme Marie-Carmen, j’aime ces clins d’œil.

    Merci Fabien, je fais des progrès et je m’en rend compte.

  3. My favourite month is of course DECEMBER, cause : 1) I was born in December. 2) December is also a transition month. It is placed between 2 years. That’s great!!! 3) And, most of the time people are happier in December. :-)