Newsletter "Se motiver en anglais !"

"Se motiver en anglais !"

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Bonsoir Cher lecteur,

Les derniÚres semaines ont été assez intenses.

Vos courriers sont riches en diversité, pas seulement à travers vos profils et vos origines (on vit vraiment sur une petite planÚte!) mais aussi par votre perception du courrier. Je peux y lire que vous trouvez le courrier pertinent et qu'il vous fait réfléchir ; que celui-ci a sur vous l'effet d'un regain d'énergie et de motivation ; que cela vous fait mettre en perspective vos propres cours, que vous soyez profs ou élÚves ; j'ai aussi eu droit à une comparaison avec Nicolas Sarkozy, tout simplement parce que j'utilise beaucoup le mot "réussir" dans le courrier (Sourire). Mais le plus beau mot a sans douté été de recevoir le titre de "MOTIVOLOGUE", un néo-logisme qui me plaßt bien.

Si ces témoignages font vraiment plaisir, le temps pour y répondre comme je le voudrais, lui, vient à manquer.

Le dĂ©sir de faire passer "Bilingue Anglais" Ă  la vitesse supĂ©rieure m'a gardĂ© focalisĂ© sur certains dĂ©veloppements que je souhaite apporter depuis longtemps au site et qui ne peuvent se faire qu'au prix d'une certaine concentration. Je suis donc un peu obligĂ© de mettre vos courriers au second plan pour quelques temps, mĂȘme si je continue Ă  tous les lire.

Mes excuses à vous donc si je ne peux répondre à tous vos courriers ou si je ne puis le faire dans les meilleurs délais. Les lecteurs de l'édition complÚte reçoivent et continueront évidemment de recevoir, tous, une réponse à leurs questions, et je vous remercie beaucoup de votre patience à ce niveau.

VoilĂ . Tout cela pour vous remercier de votre attention et vous dire que - je l'espĂšre - de trĂšs bonnes choses sont Ă  venir.

D'ici lĂ ,

Bonne lecture, bons progrĂšs et Ă  bientĂŽt !
Fabien


COMMENTAIRE

Salut Fabien,
Je me suis spécialisée en anglais car j'étais douée pour apprendre les langues. J'apprenais trÚs facilement et j'arrivais à communiquer dans une autre langue. Je comprends quand tu dis que ce n'est pas une réelle passion comme la musique ou la peinture par exemple. C'est une discipline. Tout le monde a besoin de l'anglais pour le commerce et les voyages. C'est la langue qui est la plus facile à parler. On la pratique dans beaucoup de domaines.
Je donne un cours lundi mais mon élÚve de 3Úme est un peu passif, il attend que je lui mùche le travail. Il faut que je lui explique comment devenir autonome, ça ne sert à rien de donner un cours si l'élÚve ne fait aucun effort de recherche et de pratique.
Bon week-end
Karine


MES COMMENTAIRES :

Bonjour Karine,

C'est vrai que la base mĂȘme pour progresser, c'est dĂ©jĂ  de vouloir cela. Je parle souvent de motivation par rapport Ă  l'apprentissage, et pour moi, c'est assez simple, cela correspond au fait de se donner de l'Ă©nergie lorsqu'on veut faire quelque chose, Ă©videmment dans le but d'atteindre un rĂ©sultat... La motivation, c'est l'art d'agir pour atteindre le rĂ©sultat que l'on dĂ©sir.

...Mais lorsqu'on est face Ă  quelqu'un qui n'est mĂȘme pas intĂ©ressĂ© par le rĂ©sultat, comment fait-on ?

On peut essayer de recadrer la situation en cherchant le point de vue qui fera ouvrir les yeux Ă  autrui : "Oui, j'ai besoin de l'anglais dans ma vie."

C'est assez souvent facile à admettre d'un point de vue logique : "Oui, un jour, ça pourra me servir de parler anglais.".

Mais le but est que ton Ă©lĂšve voit que c'est DES MAINTENANT qu'il a besoin de l'anglais.

Il y a pourtant sĂ»rement tout un tas d'activitĂ©s "cool" selon lui qui ont un lien avec l'anglais... Tu ne peux, Ă  mon avis, que l'aider Ă  aiguiser sa curiositĂ© dans ce sens. Laisse-lui entendre, puis dĂ©couvrir par lui-mĂȘme, que de bonnes choses l'attendent. Le but est qu'il ressente un besoin de s'amĂ©liorer en anglais. Avec Internet, il ne devrait pas avoir de mal Ă  trouver des ressources en anglais, meilleures que celles en français, sur des sujets qui le passionnent. Cela crĂ©era peut-ĂȘtre son besoin et le dĂ©clic nĂ©cessaire pour qu'il agisse.

Bon courage et Ă  bientĂŽt!
Fabien


COMMENTAIRE

Bonjour,
Mon problÚme c'est que quand j'ouvre un podcast en anglais ou un livre audio je n'y comprends rien car c'est trop rapide. Les films sont sous-titrés donc inexploitables. De plus je n'aime pas les séries en français alors en anglais?? Je suis pourtant trÚs motivée mais comment faire pour comprendre alors que la lecture ça marche plutÎt bien, j'ai acheté des livres bilingues de contes et c'est assez rare que je consulte la traduction sauf quand je ne suis pas sûre d'avoir bien compris. Donc aprÚs avoir lu votre livre je ne sais pas comment m'y prendre pour comprendre l'anglais lu, ce qui serait indispensable pour pouvoir le parler.
Merci de vos conseils.
Christine.

MES COMMENTAIRES :

Bonjour Christine,

Les podcasts en anglais...

C'est un peu comme les livres audio sauf qu'il est plus frĂ©quent que la qualitĂ© d'enregistrement soit de niveau amateur : pas un professionnel de la diction et pas le meilleur son. C'est nĂ©anmoins une excellente pratique, peut-ĂȘtre juste un peu plus compliquĂ©e que les livres audio purs et durs pour commencer.

Si tu en es à essayer des podcasts, dis-moi si je me trompe, mais j'en conclus que tu as déjà un certain niveau de vocabulaire, principalement acquis à l'école.

Partant d'une telle base, l'exercice "audio" consiste à remettre un "son" correct sur des mots que tu connais déjà.

PremiÚre précaution à prendre :

1) Assure-toi de bien connaĂźtre le vocabulaire dont il est question dans le podcast.
Tu as dû prendre un sujet auquel tu es attachée, il s'agit donc de rassembler le vocabulaire que tu connais en la matiÚre et d'en écouter la prononciation sur un site tel que Answers.com -- quitte à te remettre en cause sur des choses simples, assure-toi que ta connaissance orale de ce vocabulaire est impeccable.

Seconde précaution :

2) Sache y aller lentement. Ce n'est pas tant une question de temps que d'Ă©tapes.
Sache dĂ©composer les phrases une Ă  une. Ne te laisse par emportĂ©e par le flot des paroles mais, plutĂŽt, contrĂŽle TOI-mĂȘme le rythme.

Le meilleur endroit pour Ă©couter un livre audio au dĂ©but n'est pas sur un baladeur. Le meilleur endroit pour se mettre Ă  l'audio, c'est face Ă  son PC, dans son logiciel multimĂ©dia prĂ©fĂ©rĂ© (les meilleurs seront ceux qui ont une fonction "retour rapide de 5 secondes"). C'est-Ă -dire, tu es le chef : mets "pause" autant que nĂ©cessaire, jusqu'Ă  comprendre la premiĂšre phrase. Puis la seconde. Et ainsi de suite. ...LĂ , je t'imagine, dĂ©jĂ , en train de te dire que, Ă  ce rythme, cela va prendre une Ă©ternitĂ©. Petit coup de baguette magique... Oublie le mot "Ă©ternitĂ©" parce qu'il n'a rien Ă  voir dans l'histoire. Ce qu'il se passe, quand tu t'appliques autant sur les premiĂšres phrases de ton premier livre, c'est que ton cerveau commence Ă  s'y habituer. Tant et si bien qu'il s'habitue Ă  mieux distinguer la voix, les mots... Tout ce qui transforme le "son" en "sens". En somme, il fait ce que l'ĂȘtre humain sait faire de mieux : s'adapter.

C'est contre-intuitif et pourtant, Ă  force de vraiment prendre son temps pour comprendre comme cela, on en gagne, du temps. Puisque, au lieu de suivre une activitĂ© qui sert Ă  peu de chose, on s'amĂ©liore activement et se prĂ©pare des facilitĂ©s pour la suite. Que dire de plus? Ose donc faire pause comme tu le veux et comparer ce mot que tu penses deviner Ă  la prononciation du mĂȘme mot sur Answers.com... et voit ce que cela donne. Cela t'Ă©loigne du livre au dĂ©but mais te rapproche de la connaissance de la langue, et a un certain cĂŽtĂ© jeu d'enquĂȘte qui n'est pas dĂ©plaisant.

Pour l'anecdote, je dis Ă  qui veut l'entendre que les "livres audio" sont un cap ("trop compliquĂ©", etc). Pourtant, les gens disaient la mĂȘme chose des DVD en anglais il y a quelques annĂ©es, et cela est devenu bientĂŽt banal. Ce que je veux dire c'est que... Les livres audio sont un cap, mais un cap accessible et franchissable.

Il me faut aussi mentionner une phase de transition que je n'ai pas indiquée explicitement dans mon livre.

Il s'agit de :

3) Les cours vidéo / Séminaires filmés.

Entre tout ce qui est cinéma/télé et les livres audio, voilà la transition : les produits éducatifs au format vidéo. Tout spécialement : les séminaires filmés. En utilisant un média qui est moins artificiel que Hollywood mais plus visuel que les livres audio, tu te crées un pont unique entre les deux média. Regarder un séminaire filmé qui a duré 4 jours, c'est regarder une vingtaine d'heures de vidéo. C'est amplement suffisant pour s'habituer à la prononciation unique d'une personne et, pour je ne sais quelle raison, c'est plus facile à gérer qu'un livre audio. (Je pense que, inconsciemment, on lit tous un peu sur les lÚvres et les expressions du visage et corporelles... ce qui nous permet de reproduire, inconsciemment, les sons et les émotions de la personne, pour mieux ressentir et comprendre ce qu'elle dit).

En trouvant un tel produit sur une de tes passions, tu tombes sur une mine d'or (je ne parle pas tant de l'anglais, qui n'est somme toute qu'un cap dans la vie, que du contenu de tels produits, qui est un moyen fantastique de s'auto-Ă©duquer continuellement.)

Ceci t'apporte-t-il la réponse sur les séries? J'aime penser que oui. Et il y a bien toujours des personnes qui n'aiment pas les séries. Tu as le droit. Si tu es cinéphile, rattrape-toi là-dessus : la quantité de films compensera alors la régularité d'une sitcom.

Sur la question de la lecture...

Je ne suis pas sûr d'avoir compris ta question? D'un cÎté, tu me dis lire en anglais en ne consultant que rarement la traduction en français (excellent) ; de l'autre, tu me demandes comment comprendre l'anglais lu. Donne-moi plus de détails pour que je puisse mieux t'aider mais, d'ici là, je vais prendre ce que tu m'as dit pour un paradoxe que j'ai déjà observé.

Le paradoxe :

Il y a un stade oĂč, lorsqu'on lit Ă©normĂ©ment d'anglais en se coupant (ou quasiment) du français, on dĂ©veloppe une capacitĂ© Ă  comprendre ce qu'on lit dans son ensemble sans toujours tout comprendre. GrĂące Ă  ce que l'on connaĂźt dĂ©jĂ , Ă  la pratique du 100% anglais, Ă  la facultĂ© dont on dispose tous Ă  s'adapter, et Ă  de petites astuces conscientes ou non comme de repĂ©rer la racine des mots et d'en dĂ©duire leur sens, on "DECODE" l'anglais. On comprend pas mal du tout... mais pas tout.

LĂ  oĂč cela devient vraiment paradoxal c'est que, si l'on devait tout traduire ou tout expliquer, on n'en serait pas vraiment capable Ă  ce stade. Si on devait le faire, on devrait comme ajouter une tonne de notes pour expliquer que l'on pense que tel ou tel mot/expression voire phrase signifie sĂ»rement cela... On comprend, mais "avec des pincettes".

L'un dans l'autre, on arrive ainsi à saisir le sens d'un texte sans, pour autant, parvenir à l'expliquer dans le détail. On pourrait appeler cela une sorte de "myopie" de la compréhension : on voit l'ensemble mais pas les détails. Sauf que c'est une myopie qui se guérit!

Il faut juste se dire que ce sens du détail va se développer par la pratique. Par l'expérience accumulée, certains mots/expressions/types de phrase vont devenir plus faciles à gérer et cela libÚre notre capacité de concentration pour le reste (une chose à la fois) ; pour des mots nouveaux ou moins importants sur lesquels on avait pas eu le temps de s'attarder. Ce sera alors l'occasion de ressortir le dictionnaire anglais, pas parce qu'il est indispensable (il ne l'est pas) mais parce que l'on devient trop curieux pour ignorer certains mots.


A bientĂŽt Christine et bonne continuation!
Fabien